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"Sans nous, il n'y aurait pas de tournois" : Sabalenka prête à boycotter les Grands Chelems pour obtenir une meilleure répartition des revenus

La numéro 1 mondiale de tennis Aryna Sabalenka s'est indignée, ce mardi 5 mai, de la répartition des revenus en Grand Chelem. La veille, un collectif de joueurs avait fait part de sa "profonde déception" à propos de la hausse de la dotation prévue à Roland-Garros.

La Biélorusse Aryna Sabalenka en finale de l'Open d'Australie 2023

Crédit : WILLIAM WEST / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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La colère monte d'un cran. La numéro un mondiale Aryna Sabalenka s'est dite prête mardi 5 mai à boycotter les tournois du Grand Chelem pour obtenir une meilleure répartition des revenus, après qu'un collectif de joueurs a fait part lundi de sa "profonde déception" à propos de la hausse de la dotation prévue à Roland-Garros (24 mai-7 juin). 

"Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés", a déclaré Aryna Sabalenka en conférence de presse en marge du tournoi WTA 1000 de Rome. 

"À un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits", a poursuivi la Bélarusse. "S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous." 

La part destinée aux joueurs loin des 22% demandés

En avril 2025,  les principaux joueurs des circuits ATP et WTA ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) dans laquelle ils demandaient une meilleure répartition des revenus, réclamant que la part destinée aux joueurs passe à 22%.  

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Lundi, des joueurs, dont Sabalenka et le N.1 du circuit masculin Jannik Sinner, ont déploré que si les organisateurs de Roland-Garros avaient augmenté la dotation globale pour l'édition 2026 (+9,5% à 61,7 millions d'euros), "la part des gains versés aux joueuses et joueurs restera probablement inférieure à 15%, bien loin des 22% demandés". 

Interrogée sur ce sujet avant son entrée en lice à Rome, la Polonaise Iga Swiatek a estimé elle que "le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême". "Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier. Espérons qu'avant Roland-Garros il y aura la possibilité d'avoir une réunion de ce type", a indiqué la N.3 mondiale. 

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