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Né en France, fils d'un président de Ligue 1... Qui est Arthur Fery le demi-finaliste britannique (mais très Français) surprise de Wimbledon ?

Fils de Loïc Féry, le président du FC Lorient, le tennisman Arthur Féry excelle à Wimbledon sous les couleurs du Royaume-Uni. Né en France, il se sent pourtant bien anglais et rêve d'une place en finale.

Le Britannique Arthur Fery célèbre sa victoire face à l'Italien Flavio Cobolli lors de leur match de quart de finale du simple messieurs, disputé lors de la dixième journée du tournoi de Wimbledon 2026 le 9 juillet 2026.

Crédit : Henry NICHOLLS / AFP

Marine Langlois

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La Fédération française de tennis aurait sans doute bien aimé qu'il concourt sous le drapeau français. Arthur Féry est la belle histoire de Wimbledon : 114e mondiale au début du Grand Chelem britannique et bénéficiaire d'une invitation (wild card), il affronte Alexander Zverev (3e mondial) en demi-finale vendredi 10 juillet.

Et le chemin pour arriver dans le dernier carré n'a pas été simple, le Franco-britannique s'est notamment imposé contre l'ancien numéro 3 mondial Grigor Dimitrov en huitièmes, après un thriller en cinq manches, avant de balayer le finaliste de Roland-Garros Flavio Cobolli en trois sets lors des quarts :  6-4, 7-6, 6-0. L'Italien a pris la porte permettant à Arthur Féry, 23 ans, de continuer son beau parcours.
"Je n'arrive pas à y croire. Dans le dernier jeu, j'ai ressenti des émotions que je n'avais jamais éprouvées auparavant", s'est réjoui le joueur après sa victoire, sous les applaudissements du Central, et les yeux de la reine Camilla. 

Né à Sèvres mais une enfance à côté de Wimbledon

Arthur Féry n'est que le quatrième joueur masculin à atteindre les demi-finales d'un Grand Chelem en ayant reçu une invitation, après Jimmy Connors (US Open 1991), Henri Leconte (Roland-Garros 1992) et Goran Ivanisevic (Wimbledon 2001). Cette fameuse wild card lui a permis d'éviter les trois tours de qualification et d'être donc désormais le dernier Britannique en lice au tournoi.

Mais Arthur Féry est un Britannique bien Français. Car le jeune tennisman est né en Île-de-France, à Sèvres plus précisément, le 12 juillet 2002 - il fêtera d'ailleurs ses 24 ans le jour de la finale de Wimbledon dimanche. Et ses deux parents sont français et pas des moindres, Loïc Féry, le président du FC Lorient, et de l'ancienne joueuse de tennis Olivia Gravereaux. Mais le tennisman se sent bien british, il a grandi à Londres à quelques minutes du All England Club et a fait toute sa scolarité au King's College de Wimbledon. 

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Arthur Féry, fils de Loïc Féry : sur ce coup-là, les Anglais ne sont pas peu fiers de nous avoir fait la nique

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"C'est comme quelqu'un qui aurait grandi à Boulogne qui disputerait Roland-Garros. Il allait à l'école à cinq minutes d'ici, du stade, on voit la petite église, il a toujours habité là. Il a commencé le tennis sur les courts à côté, c'est un ''Wimbledon boy''. Forcément, ça rajoute de l'émotion', raconte son père dans L'Equipe

"Je me sens très Anglais"

"J'ai brièvement joué pour la France quand j'avais dix ou douze ans" mais ensuite, "j'ai joué la Summer Cup ou la Winter Cup (des tournois de jeunes, NDLR) pour la Grande-Bretagne", a expliqué Arthur Féry en conférence de presse. "À partir de là, je ne me suis pas trop posé de questions : je vivais ici, je m'entraînais au centre national d'entraînement britannique", et donc c'est naturellement que la nationalité britannique a été choisie au moment de passer professionnel en 2020. 

"C’est clair que j’ai beaucoup d’accroches avec la France, de la famille et ça me rend heureux aussi que les Français me considèrent comme Français mais je me sens très Anglais", a-t-il ajouté en conférence de presse cette semaine. Le joueur ne montre aucune trace de ses racines françaises lorsqu'il parle anglais et vice-versa, son côté anglais ne ressort pas quand il utilise la langue de Molière. 

Mais son jeu montre qu'il a fait ses armes en Angleterre, plus précisément sur le gazon où il excelle tout particulièrement. Il n'a joué que cinq Grands Chelem dans sa carrière, dont quatre à Wimbledon - et un à l'Open d'Australie où il avait déjà battu Flavio Cobolli au premier tour. Son petit gabarit d'1m75 (petit pour les standards du circuit masculin) ne l'handicape par sur le terrain vert de Wimbledon où la balle ne rebondit par aussi haut que sur terre battue. Surtout, Arthur Féry ne semble pas fatiguer et se déplace à la vitesse de l'éclair. 

Des qualités assez fortes pour espérer une place en finale après s'être débarrassé de Zverev ? "J'ai le soutien du public et ça m'aide énormément. J'essaie de me servir du public dans les moments importants, pour accroître un peu la pression sur les épaules de mes adversaires", a assuré Arthur Féry auprès de l'AFP ajoutant n'avoir "rien à perdre". Les Britanniques (et les Français) ne vont pas manquer de pousser "King Arthur" à aller chercher une nouvelle victoire.

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