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Antoine Dupont avec le XV de France contre l'Irlande lors du Tournoi des Six nations, le 5 février 2026 au stade de France.
Crédit : Victor Joly / DPPI via AFP
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Fort de trois victoires convaincantes contre l'Irlande (36-14), le pays de Galles (54-12) et l'Italie (33-8), le XV de France a l'occasion de remporter le Tournoi des six nations dès samedi 7 mars contre l'Écosse à Murrayfield, ce qui n'a plus été fait à l'avant-dernière journée depuis 2018.
Et ce, avant de se pencher sur la conquête d'un onzième Grand Chelem avec le Crunch de la semaine prochaine face aux Anglais, à condition d'éviter le piège tendu par un XV du Chardon souvent difficile à manœuvrer.
Pour les Bleus, le calcul sera simple au moment où les premières notes de cornemuse résonneront à Édimbourg : une victoire bonifiée un peu plus de 80 minutes plus tard, voire une simple victoire si l'Irlande laisse échapper le bonus contre les Gallois vendredi soir, leur offrira un deuxième sacre consécutif dans le Tournoi. Mieux, un succès d'une telle ampleur confirmerait la bonne dynamique lancée depuis début février.
Les Bleus et le staff refusent néanmoins de se projeter au-delà de la joute brûlante qui les attend dans le nord du Royaume, face à une formation écossaise capable de sombrer sous le déluge italien en ouverture du Tournoi (18-15) avant de se ressaisir dans son antre face à l'ennemi anglais (31-20), pour confirmer difficilement contre le Poireau (26-23).
"La réalité va vite nous ramener au match de l'Écosse, ce n'est jamais facile là-bas", soulignait l'arrière Thomas Ramos, pragmatique, il y a deux semaines. "En 2024, on gagne par miracle, et l'année dernière, au stade de France, on gagne face à eux sur le dernier match. Mais à la mi-temps, on claquait des rotules".
Pas question samedi de trembler des genoux, alors que celui d'Antoine Dupont va mieux, 364 jours après avoir cédé sous un impact irlandais. Le demi de mêlée est revenu comme s'il n'était jamais parti et forme avec Matthieu Jalibert une charnière d'une complicité encore jamais vue entre les deux hommes. Alors que l'absence de l'ouvreur de Bordeaux-Bègles pour une gêne au mollet s'est remarquée contre les Italiens, son retour en Écosse va permettre à Thomas Ramos de reprendre sa place à l'arrière, d'où il adore s'exiler pour s'engouffrer dans le cœur du jeu.
Cette formule à trois animateurs a fait des étincelles lors des deux premiers matches et a pu être scrutée par les Écossais, pas les derniers au moment d'aligner des dynamiteurs créatifs avec, dans le rôle d'artificier en chef, le facétieux Finn Russell. "On s'attend de temps en temps à ce que les équipes s'adaptent à notre style de jeu, on essaie d'anticiper leur anticipation", a expliqué cette semaine l'entraîneur en charge de l'attaque Patrick Arlettaz.
La méfiance est donc de mise pour les Français, alors que le sélectionneur Fabien Galthié a lancé les hostilités jeudi en fustigeant le choix des hôtes de laisser à leurs adversaires le vestiaire le "plus petit vestiaire au monde" à Murrayfield, contraignant les visiteurs à se changer dans un couloir.
Au-delà de ces considérations architecturales, le sélectionneur a pointé d'autres écueils, notamment "la meilleure ligne de trois-quarts du Tournoi, en tout cas au Royaume-Uni", fer de lance d'une nation, deuxième à quatre points des Bleus avant la rencontre, et "qui joue la victoire" dans la compétition. "Je ne vois pas de piège en particulier, il y a des difficultés à gravir et il faut qu'on soit capable de les gravir. Un piège, ce serait quelque chose auquel on ne s'attend pas, on sait qu'ils ont beaucoup de qualités, on sait que ce sera un match très difficile", a martelé Patrick Arlettaz.
Pour faire plier l'Écosse, Fabien Galthié a choisi de relancer la deuxième ligne si performante en début de Tournoi, composée de Charles Ollivon et Mickaël Guillard, seuls changements dans le pack par rapport à la journée précédente puisque Thibaud Flament et Manny Meafou retrouvent le banc. "Je sens qu'on a encore une marge de manœuvre, on peut progresser, on doit progresser", a souligné le sélectionneur jeudi. En ligne de mire ? Un titre à célébrer en fin de partie. Même dans un vestiaire exigu.
- elle s'impose en Écosse avec le bonus offensif.
- elle s'impose en Écosse sans le bonus, mais l'Irlande prend pas le bonus non plus face aux Gallois.
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