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Tournoi des Six nations : le XV de France lance idéalement la défense de son titre avec un succès bonifié contre l'Irlande

Le XV de France a remporté son premier match du Tournoi des Six nations en battant l'Irlande à Saint-Denis, jeudi 5 février, grâce à cinq essais, dont un doublé de Louis Bielle-Biarrey.

Antoine Dupont avec le XV de France pour le match d'ouverture du Tournoi des six nations contre l'Irlande, le 5 février 2026 au stade de France.

Crédit : Julie SEBADELHA / AFP

Gabriel Joly & AFP

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La concurrence est prévenue, les Bleus ne lâcheront pas leur couronne du Tournoi des six nations sans combattre. Victorieux 36-14 d'une Irlande vieillissante et empruntée jeudi 5 février au stade de France, le XV de France a signé une démonstration de force, avec un Matthieu Jalibert omniprésent.

Victorieux avec cinq essais marqués pour deux encaissés, dont un doublé de l'inévitable Louis Bielle-Biarrey (ses 21e et 22e réalisations en 23 sélections), les joueurs de Fabien Galthié ont décroché au passage un point de bonus offensif, tout en privant leurs adversaires du bonus défensif. Un paramètre qui pourrait compter dans le décompte final. Autre bonne nouvelle, les Bleus profitent de ce succès pour déposséder le XV du Trèfle de sa 4e place au classement mondial.

"Commencer le tournoi à domicile, ça implique quasiment une victoire obligatoire", avertissait mercredi Antoine Dupont. Mission accomplie, et sans jamais trembler, face à un XV du Trèfle privé de nombreux cadres (Aki, Henshaw, Hansen, Keenan, Porter, Furlong). Le demi de mêlée et capitaine des Bleus, de retour en sélection onze mois après sa blessure contre… l'Irlande, en a profité pour prendre une petite revanche personnelle contre les hommes en vert face à qui il avait laissé un genou à Dublin en mars dernier. "On fait un match plein, avec des conditions difficiles mais on a été très sérieux sur les fondamentaux et on a pu quand même jouer aussi", a-t-il commenté après le match au micro de France 2.

Jalibert a sorti toute la panoplie

Sans Romain Ntamack, son partenaire habituel à la charnière en sélection comme au Stade toulousain, blessé, "Super Dupont" était cette fois associé à l'ouvreur de l'UBB Matthieu Jalibert, stratosphérique depuis le début de la saison. Le duo a parfaitement fonctionné, avec un "Jalib" enfin libéré en bleu.

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Le 10 girondin a été dans tous les bons coups : à l'origine du premier essai de Bielle-Biarrey sur un 50-22 sauvé en catastrophe par Prendergast (13e), en marquant lui-même le deuxième essai sur un côté fermé de Dupont sur une mêlée à 5 m (22e), et enfin en étant à l'origine du troisième essai, signé Charles Olllivon (34e), après une touche jouée rapidement une touche suivie d'un petit coup de pied par dessus foudroyant. Il est aussi impliqué sur le cinquième de Théo Attissogbe, inscrit en coin en toute fin de match (80e).

Sérieux, appliqué, le XV de France a aussi montré qu'il avait de la classe, avec un quatrième essai, celui du bonus, tout simplement magnifique : petit par dessus de Dupont derrière un ruck, reprise en demi-volée par Ramos, et "LBB" encore, avec ses jambes de feu, pour enfoncer un peu plus les hommes d'Andy Farrel (29-0) dès la 47e.

Un coup de moins bien pas préjudiciable

Alors, certes, les Irlandais ont ensuite redressé la tête, avec deux essais en trois minutes, signés Timoney (59e) et Milne (62e), mais le match était déjà plié. Excepté cette petite baisse de concentration en seconde période, tous les feux étaient au vert pour l'équipe de France, avec un Mickaël Guillard monstrueux en deuxième ligne, une discipline retrouvée - première pénalité sifflée contre les Bleus à la 58e minute -, et une domination quasi intégrale sur les ballons hauts, pourtant une spécialité irlandaise.

Le score final valide également les choix forts de Fabien Galthié, qui n'avait pas hésité à laisser trois de ses cadres sur leur canapé (Grégory Alldritt, Gaël Fickou, Damian Penaud). Victoire bonifiée pour le XV de France, qui s'est dégagé la voie vers une éventuelle "finale" le 14 mars sur cette même pelouse de Saint-Denis, contre le XV de la Rose.

Avant cela les Bleus auront d'abord deux rendez-vous a priori très abordables, chez de très faibles Gallois dans une semaine (15 février) à Cardiff puis contre l'Italie le 22 février à Lille. Puis il ne faudra pas trébucher en Ecosse le 7 mars à Murrayfield, pour s'ouvrir les portes d'un 11e Grand Chelem.

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