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JO d'hiver 2026 : triple axel, Salchow, Lutz… Vous ne comprenez rien au patinage artistique ? Voici les mots de vocabulaire à connaître pour tout comprendre

Vous avez l'impression que les commentateurs du patinage artistique parlent une autre langue ? On vous a concocté un lexique clé en main pour (enfin) comprendre ce qu'il se joue dans votre télé.

Les épreuves de patinage artistique de Milan-Cortina 2026

Crédit : AFP

Chloé Berry

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Quand on pense JO d'hiver, on pense forcément au patinage artistique. Cette discipline, que le grand public assimile peut-être à l'iconique duo formé par Nelson Monfort et Philippe Candeloro, fait certainement partie de celles que vous maîtrisez le mieux. 

Slalom ou Super-G, luge ou skeleton… Pas toujours facile de savoir de quoi on parle dans le monde des Jeux olympiques d'hiver. Là, on comprend mieux ce qui se joue sur la glace : en se basant sur les figures réalisées et la proposition chorégraphique, un jury attribue des notes aux patineurs.

Si le spectacle est lisible, ça se complique quand on rentre dans le détail de la prestation… ou quand on tend l'oreille. Triple axel, Lutz, Salchow… Le patinage artistique, c'est tout un vocabulaire. Afin d'alimenter notre guide pratique pour tout comprendre des JO de Milan-Cortina 2026, RTL.fr vous propose un lexique pour être un as du patinage depuis votre canapé.

Différents types de sauts

La plus grosse part de mystère, lorsque l'on regarde du patinage artistique, repose sur les sauts. Ce sont eux qui permettent de remporter des points. Plus ils sont techniques, plus on a des chances de l'emporter.

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Pour comprendre la suite, il faut savoir que les sauts sont rangés en deux groupes, comme le rappelle le site officiel de la compétition : 
- les sauts de carre : quand l'appel se fait depuis la carre (un des bords de la lame)
- les sauts piqués : quand l'appel se fait avec la pointe de la lame (l'endroit avec les petits pics)

Chaque saut peut comprendre plusieurs tours. À son nom, on y accolera l'un des adjectifs suivants : double, triple ou quadruple.

Le lexique de base pour tout comprendre

- Arabesque : il s'agit d'une position de base en patinage artistique. Le patineur glisse sur une jambe, tandis que l'autre est tendue derrière, à peu près à 90 degrés.

La Russe Adelina Sotnikova, championne olympique 2014 de patinage artistique, fait une arabesque.

Crédit : AFP/A.Dennis

- Axel : souvent considéré comme le saut le plus difficile de la discipline, il est aussi le plus connu. Il s'agit du seul saut où le patineur prend appel alors qu’il se dirige vers l’avant. Un simple axel comporte une rotation et demie. Donc, en réalité, lorsque vous faites un triple Axel, vous effectuez trois tours et demi. 

- Back-flip : ce saut, interdit en compétition en 1976, est de nouveau autorisé depuis juin 2024, à l'initiative de l'Union internationale de patinage. Il s'agit tout simplement d'un salto arrière. Lors des Jeux olympiques de Nagano 1998, la patineuse française Surya Bonaly devenait la première athlète de l'histoire à réaliser un salto arrière sur jambes tendues en se réceptionnant sur un pied. Une figure inédite qui lui a valu une pénalité des juges.

@olympics Surya Bonaly's jaw-dropping backflip on ice in 1992. 😲 #Olympics #Sports #FigureSkating ♬ sonido original - Olympics

- Boucle (ou "loop") : il s'agit du saut le plus basique. C'est le seul saut qui part et qui arrive sur la même jambe. Grosso modo, il s’agit d’un 180, un demi-tour sur soi-même. Ce saut peut également être "piqué", cette version étant très souvent utilisée en combinaison. 

- Combinaison : il s'agit de plusieurs sauts qui s'enchaînent sans changement de pied, c'est-à-dire que le pied d'arrivée qui est sur la glace sert d'appel pour le prochain saut.

- Flip : pour réussir ce saut piqué, il faut utiliser la pointe de la lame de sa jambe libre. Le patineur se réceptionne sur le pied d'appel.

- Lutz : ce saut tient son nom du patineur autrichien Alois Lutz, qui a réussi ce saut pour la première fois lors d’une compétition en 1913. Il ressemble beaucoup au flip. Ce qui les différencie, c'est la jambe d'appui. Pour le flip, la carre est en dedans sur la glace, pour le Lutz, elle est en dehors (le pied légèrement ouvert vers l'extérieur). De loin, il est assez difficile de les différencier. 

@asil_on_ice Vous avez votre Lutz vous ? 🥰 #patinage #patinageartistique #lutz #saut #jump #patinoire #icerink #patineuse #patineuseartistique #tiktok #fyp ♬ sonido original - SONIDOS LARGOS

- Note de l'élément technique (TES) et note d'exécution (GOE) : lorsqu'un patineur exécute un élément au cours d'un programme, un jury technique analyse chaque élément comme les sauts, les pirouettes ou les séquences de pas. Les éléments ont une valeur de base et les points attribués pour la valeur de base varient en fonction du niveau de difficulté. Une fois la valeur de base déterminée, les juges attribuent une "note d'exécution" (GOE pour Grade of Execution en anglais).

- Les pirouettes : il s'agit d'une rotation. Il existe trois positions de base : debout, assise et allongée (en arabesque). Quand les patineurs ont le dos cambré et tiennent un de leurs patins au-dessus de leur tête à la main, on parle de "pirouette Biellmann".

- Programme court et programme long : comme le précise le site officiel des JO de Milan-Cortina 2026, c'est la longueur du programme (de la prestation) qui permet de faire la différence entre les deux. Le court dure environ 2 minutes 40, contre 4 minutes pour le long, qu'on appelle aussi "programme libre".

- Salchow : cet élément tire son nom du patineur suédois Ulrich Salchow, champion du monde de 1901 à 1911. Le départ d'un Salchow (que l'on prononce "sal-co"), s'effectue sur la jambe inverse à celle de l'arrivée. 

Et la danse sur glace ?

Aux JO, il y a cinq épreuves de patinage, dont quatre consacrées au patinage artistique (hommes, femmes, couples, équipes). La dernière est la danse sur glace. Et là, on ne parle plus de Salchow, de boucles ou d'axel. 

"Cette discipline est comparable à la danse de salon", peut-on lire sur le site de l'équipe de France. La difficulté consiste à multiplier les pas au rythme de la musique. Les patineurs restent mutuellement en contact et réduisent, par conséquent, le nombre de sauts.

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