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Le logo des Jeux paralympiques à Cortina d'Ampezzo, le 26 janvier 2026.
Crédit : Koji Ito / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP
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LW4, SB-LL2, NS3... Aux Jeux paralympiques, les spectateurs et téléspectateurs peinent souvent à comprendre les subtilités et fonctionnements de la classification des para athlètes. Raison pour laquelle on vous explique tout, avant le début des épreuves de Milan-Cortina 2026 (6-15 mars).
Pour garantir l'équité des épreuves, les sportifs sont classés en fonction de l’impact de leur handicap sur leur pratique. "Jusqu’à Salt Lake City 2002, il existait une épreuve par classe et par discipline. Après, le Comité international paralympique a fait évoluer ce système en réduisant le nombre d’épreuves et en regroupant plusieurs classes au sein d’une même épreuve", rappelle le Comité français dans son guide officiel pour l'édition italienne. Une décision qui visait à non seulement à dynamiser les compétitions et à les rendre aussi plus lisibles. En bref, renforcer leur attractivité.
Les classifications dépendent des différents sports : le curling en fauteuil, le para-hockey sur glace, le para ski alpin, le para snowboard et le para ski nordique, qui regroupe à la fois le para ski de fond et le para biathlon.
Pour tout ce qui se déroule sur des skis, les para athlètes ont été regroupés dans trois grandes catégories : debout, assis et déficients visuels. Sur chaque épreuve, on aura donc trois podiums chez les hommes et chez les femmes. Il n'est donc pas question d'avoir une médaille pour chaque classe, qui correspond elle à un degré de handicap.
Concrètement, on peut participer debout si on possède un handicap d’un ou de plusieurs membres (classes LW1 à LW9), assis avec un handicap des membres inférieurs et éventuellement du tronc (classes LW10 à LW12) ou chez les déficients visuels pour les non-voyants ou malvoyants, qui ont recours à un guide devant eux chargé de leur indiquer verbalement les directions (classes AS1 à AS4 en alpin, NS1 à NS3 en nordique).
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Chaque skieur se voit attribuer un pourcentage défini en amont des Jeux et calculé en fonction l'ampleur de son handicap, au sein de sa catégorie. Ces pourcentages (correspondant aux classes) varient en fonction de l'épreuve. Le temps réel de chaque skieur lors de son passage est ensuite multiplié par ce coefficient pour déterminer le temps calculé, qui servira de référence pour le classement final. Le temps affiché à l’arrivée tient compte de ce coefficient.
Par exemple, un athlète de la classe LW4 (infirmité moins grave à une jambe, comme une amputation sous le genou) verra son temps réel ramené à 97% sur les épreuves classiques de para ski nordique debout, quand ceux des LW5/7 (les deux bras paralysés), concourant sans la possibilité de pousser sur des bâtons, auront un temps recalculé à 81%. Si un LW4 boucle le parcours en 12 minutes et 40 secondes, son temps final sera en réalité de 12'17"20 et ils se retrouvera derrière un LW5/7 ayant fini en 15 minutes, équivalent à 12'09" avec les pourcentages.
Le para snowboard se décline en deux épreuves : le snowboard cross et le banked, qui consistent respectivement à une course avec plusieurs obstacles et un slalom individuel chronométré avec des portes.
Dans un cas comme dans l'autre, il existe là aussi trois catégories et donc autant de podiums, chez les hommes et chez les femmes. Cette fois, pas de coefficient : le SB-LL1 correspond à un handicap d’un ou deux membres
inférieurs (LL voulant dire "lower limb" en anglais), le SB-LL2 à un handicap du même genre mais moins impactant pour la performance et le SB-UL concerne lui un handicap d’un ou deux membres
supérieurs (UL pour "upper limb").
Sur les deux sports disputés dans les patinoires, tous les athlètes répondant au
critère minimum de handicap pour la
discipline sont regroupés.
En para-hockey sur glace, les athlètes sont tous en situation de handicap sur la partie inférieure du corps et les équipes peuvent être mixtes. Ce n'est toutefois pas une obligation : dans les faits, il n'y en a que deux avec la Japonaise Akari Fukunishi et la Slovaque Michaela Hozakova sur 135 engagés.
Comme son nom l'indique, le curling fauteuil, les équipes - toutes mixtes - sont composées d'athlètes en fauteuil roulant.
À noter que toutes les déficiences ne sont pas représentées dans le programme des
Jeux paralympiques d’hiver : on ne trouve par exemple pas d'épreuve pour les sportifs
de petite taille, atteint de déficience intellectuelle. Il n'y a pas non plus de personnes en situation de surdité, ces dernières concourant à part, aux Deaflympics.
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