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"PES 2018" : ce que vaut le concurrent de "Fifa 18"

NOUS Y AVONS JOUÉ - Découvrez notre test de "Pro Evolution Soccer 2018", disponible le 14 septembre sur PC et consoles.

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PES 2018 gamescom Trailer Crédit Image : Konami.com |
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Julien Absalon
Journaliste RTL

Peut-on enfin parler de "remontada" ? Chaque année, l'idée est alléchante et a le mérite d'entretenir le débat. Pro Evolution Soccer, maître déchu par Fifa des simulations de football, pourrait enfin être en mesure de faire revenir ses fans de la première heure.

L'édition 2017 était, déjà, particulièrement convaincante d'un point de vue de la jouabilité. L'avance de son rival était toutefois beaucoup trop importante pour espérer sortir de l'ombre.

Assiste-t-on à la même chose avec ce Pro Evolution Soccer 2018, disponible le 14 septembre sur PC et les consoles PlayStation et Xbox ? Avec la démo jouable et les prises en main au grand salon européen de la Gamescom, où le prix de "meilleur jeu de sport" n'est pas passé inaperçu, la progéniture de l'éditeur japonais Konami a suscité de nombreux retours positifs. Cet emballement se justifie-t-il avant la sortie de Fifa 18 prévue le 29 septembre ? Après plusieurs heures de jeu sur une version PS4, il semble en effet que l'offre purement footballistique soit particulièrement séduisante.

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L'avènement de la construction

Que le jeu ait pris le parti, ces dernières années, de miser sur un tempo lent n'est pas une découverte. Mais à la faveur d'un équilibre encore mieux ajusté entre la défense et l'attaque, et d'une intelligence artificielle crédible, la construction patiente des actions est plus que jamais privilégiée.

Des retouches sur les animations des attaquants aident à développer une possession fructueuse. Elles permettent aussi de garder un certain plaisir à combiner et tenter des attaques placées en changeant de rythme. S'appuyer sur un pivot à la Olivier Giroud (des grands soirs) s'avère alors être une option fort appropriée.

De l'autre côté du rectangle vert, le point fort de l'alignement des défenseurs est toujours bien présent, de quoi permettre aux formations de conserver une vraie efficacité tactique et de ne pas s'arracher les cheveux sur des dislocations inexpliquées du bloc équipe. Une petite nouveauté fort utile abonde en ce sens : un curseur translucide annonce le défenseur suivant qui sera contrôlé si l'on appuie sur la touche de changement de joueur. Il s'agit d'un vrai plus pour anticiper les interventions. Quant aux duels, le soin apporté aux collisions délivre encore plus de cohérence dans les derniers mètres.

Un curseur translucide annonce le prochain défenseur contrôlable
Un curseur translucide annonce le prochain défenseur contrôlable Crédit : Capture d'écran / Konami

Déjà améliorés par le passé, les gardiens n'ont rien perdu de leur superbe. Mais si les systématiques dégagements au poing sont, certes, devenus une fâcheuse habitude dans le football, il est par conséquent assez perturbant de les voir capter des ballons aériens sans le moindre rebond et avec une facilité déconcertante.

Le jeu aérien concentre d'ailleurs les points faibles du jeu. Les centres sont quelque peu trop puissants et peuvent être repris avec des têtes faisant forcément mouche. Vigilance requise aussi pour les passes en profondeur lobées, les fameux "L1+Triangle", donnant parfois l'impression d'être téléguidés. Cela devient vite dévastateur grâce aux contrôles orientés particulièrement efficaces.

Les licences, sempiternel point noir

À son apogée dans les années 2000, époque à laquelle le multijoueur en ligne n'était pas proéminent, PES est resté dans l'imaginaire collectif comme le jeu parfait pour une soirée gaming à la maison. Konami a ainsi fait un choix judicieux en intégrant un vrai mode coopératif 2 contre 2 ou 3 contre 3, non seulement jouable en réseau mais aussi à plusieurs sur la même console. La mythique Ligue des Masters et l'inévitable Vers une Légende, permettant de gérer la carrière de son propre joueur, sont toujours au rendez-vous. Des petits liftings n'auraient, malgré tout, pas été superflus, histoire que l'interface suive la qualité des graphismes et de la modélisation des visages. MyTeam, pendant de Fifa Ultimate Team, bénéficie quant à lui de l'arrivée improbable d'Usain Bolt (a priori disponible que dans les précommandes ou les achats le 14 septembre).

Une fois de plus, sans que cela ne surprenne plus personne, le défaut le plus important du jeu réside dans les limites de son contenu. La Ligue des champions et la Ligue Europa demeurent officiellement intégrées et apportent comme seul réel intérêt d'entendre retentir l'hymne de la compétition avant le coup d'envoi. Cela ne suffit évidemment pas. Bien qu'un jeu de football doive d'abord être jugé sur sa jouabilité, son essence même, il demeure encore frustrant de ne pas disposer d'un maximum de licences pour les clubs et les championnats.

Disputer un London FC - MD White n'a toujours pas la même saveur qu'un Chelsea - Real Madrid. Les supporters du Bayern Munich, absent, peuvent toujours passer leur chemin. C'est même plus problématique s'il est question d'un Mexique - Sénégal, auquel cas aucune de ces deux sélections nationales ne disposent des vrais noms de joueurs. Ce problème peut néanmoins être contourné en téléchargeant des correctifs faits par la communauté, mais c'est loin d'être la panacée pour tout le monde. Enfin, si les commentaires de Grégoire Margotton sont vraiment appréciables, il y a de quoi émettre un peu plus de réserves pour ceux de Darren Tullett. Finalement, PES est comme un joli cadeau emballé dans du vieux papier journal tâché.

Le championnat allemand n'est pas au complet et la plupart des licences anglaises sont absentes Crédits : Capture d'écran / Konami | Date : 13/09/2017
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Le championnat allemand n'est pas au complet et la plupart des licences anglaises sont absentes Crédits : Capture d'écran / Konami | Date : 13/09/2017
La Ligue 1 est intégralement sous licence Crédits : Capture d'écran / Konami | Date : 13/09/2017
Certaines sélections nationales sont sous licences, d'autres non Crédits : Capture d'écran / Konami | Date : 13/09/2017
L'habillage de la Ligue des champions est présent Crédits : Capture d'écran / Konami | Date : 13/09/2017
La présentation du Barça (ancienne version) Crédits : Konami.com | Date : 13/09/2017
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Les plus

- Un rythme de match adapté à la construction
- L'introduction du 2vs2 et 3vs3
- Version PC (enfin !) identique à celles des consoles
- Belle modélisation des visages connus
- Graphismes de qualité

Les moins

- Les ballons aériens trop efficaces
- Des gardiens parfois surprenants
- Un manque toujours important de licences
- Les commentaires TV encore perfectibles
- Pour la Xbox, des graphismes légèrement en-deçà

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https://www.rtl.fr/culture/super/pes-2018-test-pro-evolution-soccer-pc-xbox-one-ps4-7790061188
2017-09-14 08:30:00
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