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Steve Waring, icône de la chanson jeunesse, fête ses 50 ans de scène

Le chanteur et musicien Steve Waring fête ses 50 ans de scène. Il a bercé des générations d'enfants. Rencontre avec un chanteur et musicien singulier chez lui dans les monts du lyonnais.

Steve Waring 50 ans de scène
Steve Waring 50 ans de scène
Crédit : Victorie Music
Steve Waring, icône de la chanson jeunesse, fête ses 50 ans de scène
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Steve Waring, icône de la chanson jeunesse, fête ses 50 ans de scène
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Laurent Marsick

Un chanteur et auteur compositeur singulier. Les chansons de Steve Warring ne ressemblent à nulle autre. Tour à tour conteur, chanteur, musicien, Steve Waring partage avant tout son art immense de la guitare et du banjo. Il est, d'ailleurs, un des pionniers de la guitare acoustique en France. 

C'est dans son bureau/atelier où trônent ses compagnes de scène, ses guitares et son banjo qu'il accueille RTL, au coeur d'une ferme du XVIIe siècle posée sur une montagne au bout (ça ne s'invente pas) du "chemin des grenouilles" référence à un de ses tubes. "Ce n'est pas un château, mais pour moi, c'est inouï d'être là parce que c'est une maison qui est beaucoup plus âgée que mon pays d'origine", lance Steve Waring dans un grand éclat de rire. Son pays d'origine : les États-Unis où il nait en 1943, à  Abington en Pennsylvanie. 

Steve Warring arrive en France au début des années 70 et c'est à Paris qu'il débute sa carrière, il voulait faire du théâtre et du mime, mais dans ses valises il a emmené sa guitare, précieuse guitare "Ça, (montre-t-il) c'est une guitare "Martin", très ancienne de 1929. Et ça, c'est plus récent, c'est une guitare folk et  c'est vraiment une guitare extraordinaire que j'ai eu la chance d'acheter qui se fabrique plus. 

Posé près de son piano : un banjo parce que comme il dit "le banjo rit quand la guitare pleure, j'emmène toujours avec moi ces deux instruments (banjo guitare) parce que dans mes concerts j'aime alterner rires et douceur".
 
À Paris, dans les années 70, le jeune étudiant Steve Waring  débute avec John Wright et Alan Stivell et fut un des piliers du Centre américain, boulevard Raspail, où avaient lieu les "hootenanies" organisées par Lionel Rocheman que fréquentèrent par la suite d'autres grands guitaristes dont Marcel Dadi. Dadi qui enregistrera d'ailleurs son premier disque avec la guitare de Steve Waring. Steve Waring participera ensuite  à la création du folk club "Le Bourdon".

1973, les premières chansons pour la jeunesse

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Presque sans s'en rendre compte, Steve Warring enregistre en 1973 un hit chanté par des générations d'enfants à l'école, une chanson très écolo baptisée La baleine Bleue... 
Même s'il explique ne pas avoir choisi de chanter pour les enfants : "C'est pour tout le monde, moi le premier, je n'avais pas pensé aux enfants. C'est mystérieux parce que je n'ai jamais pris conscience que je devais chanter pour les enfants. Ma chanson des Grenouilles par exemple, qui n'est pas vraiment une chanson. C'est une histoire. Les Grenouilles, quand je passe en soirée, si je ne la chante pas pour les adultes, ils me la demandent. Donc, est-ce que c'est vraiment une chanson pour les enfants ? Je ne crois pas."

Il se définit d'ailleurs plus comme musicien que chanteur. "Je  n'ai jamais pensé écrire des chansons. Au départ, je voulais chanter comme Joan Baez et Pete Seeger. Je voulais chanter des choses traditionnelles et d'ailleurs, c'est ce que je fais quand je chante. Les grenouilles et Le matou revient qui sont inspirées de chants traditionnels. 
 
Ses sources d'inspirations ? Le monde qui l'entoure, parfois raconte Steve Waring, une idée vient en conduisant ma voiture, mais il y a surtout ses enfants dont Arthur : "Pour la chanson Tourterelle, je me suis inspiré du travail que faisait l'orthophoniste de notre fils handicapé. Elle faisait rouler les R du mot tourterelle." 

Steve Waring
Steve Waring
Crédit : Laurent Marsick

Il y a du Michel Legrand chez Steve Waring, cette recherche permanente du son, ces accords improbables qui provoquent des émotions musicales particulières. Parfois, les chansons de Steve Waring accueillent dans leur voyage musical de drôles d'instruments. Pour les voir, il faut grimper un vieil escalier en bois dans la grange à foin juste à côté de sa maison. Sont rangées ici les œuvres de Pierre Andrès, enseignant-artisan-artiste ami de Steve Waring. 

Pierre Andrès a créé dans sa carrière un nombre incroyable de  machines dites "singulières". Des sculptures en bois qu'il faut actionner pour faire dégringoler des billes de bois créant alors des sons, de la musique. Steve Waring a largement puisé dans le répertoire de ces machines pour ses chansons. 

Plus loin, dans une autre grange, d'autres machines et instruments étranges, comme un "tuilophone", des tuiles sur lesquelles il frappe : " À côté de chez nous, il y a une vieille tuilerie. On y fabrique les fameuses tuiles des monts du Lyonnais. J'ai visité cette tuilerie et j'ai découvert qu'à la sortie quand ils ont fini de cuire les tuiles, ils le font sonner. Et si ça ne sonne pas juste, on la jette. il faut que ça sonne en sol. Alors moi, sachant ça, j'ai fait un "tuilophone" et une chanson en sol".

Steve Waring, 50 ans de scène, le meilleur de ses chansons (avec le matou) est réuni dans ce CD édité chez Victorie Music. Steve Waring sera sur scène le 5 décembre à Paris aux "Trois Baudets".

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