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"Singin' in the rain" au Châtelet : comment font-ils tomber la pluie sur scène ?

REPLAY - La comédie musicale "Singin' In The Rain" est de retour au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier. Dans la scène principale, des trombes d'eau tombent sur scène. Un vrai défi technique.

Dan Burton sur la scène du Théâtre du Châtelet, dans "Singin' in The Rain"
Dan Burton sur la scène du Théâtre du Châtelet, dans "Singin' in The Rain"
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
"Singin' in the rain" au Châtelet : comment font-ils tomber la pluie sur scène ?
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Steven Bellery & Morgane Giuliani

La comédie musicale Singin' In The Rain est de retour au Théâtre du Châtelet. Le spectacle mythique restera à l'affiche jusqu'au 15 janvier. Dans la scène mythique, des trombes d'eau tombent du plafond, avec Gene Kelly dansant sous une averse, un parapluie à la main, en 1952. Cette fois, c'est Dan Burton qui incarne Don Lockwood et se retrouve à sautiller sous la pluie, qui tombe sur toute la largeur de la scène. Comment un tel effet est-il possible ?

Circuit d'eau fermé

"On a des réserves d'eau en-dessous de scène, qu'on filtre et qu'on chauffe, pour éviter que le comédien, qui prend une grosse douche, ne prenne pas froid, révèle François Muguet-Notter, adjoint du directeur technique au Théâtre du Châtelet. L'eau est à 35 degrés. Il y a 4 cuves de 1000 litres qu'on fait tourner en permanence sur des rampes, jusqu'au moment-M d'envoyer l'effet."

L'équipe a pensé aux économies d'eau : "On peut estimer qu'on envoie 500 litres d'eau uniquement, c'est un circuit fermé qui est renouvellé en permanence, explique François Muguet-Notter. Ça nous évite de gaspiller de l'eau. On s'est fait épauler par un pisciniste pour assurer la salubrité de l'eau. On a une petite piscine sous le plancher, pour récupérer l'eau et la renvoyer dans les cuves."

Un micro scellé dans un sac en plastique

Un autre défi de taille est que le comédien doit continuer à chanter alors que l'eau lui tombe dessus. Durant cette scène, aucun appareil électrique n'est sur le plancher. Tout est protégé : les éléments de décor, les projecteurs. Il n'y a donc aucun risque d'électrocution pour Dan Burton.

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"Il faut changer sa gravité pour exécuter la chorégraphie, résume le comédien. C'est mouillé, donc tu as froid, et l'eau chaude me fait transpirer. J'ai un costume trois-pièces avec deux micros, et juste avant la scène, je dois changer de micro en huit secondes. Le micro-pluie est dans un sac plastique scellé, sauf son extrémité. J'enfile d'autres chaussures et j'attrape mon parapluie."

L'embout a pris l'eau quelques fois, mais il fonctionne toujours. À la fin de la scène, c'est l'entracte. Les techniciens profitent des 20 minutes de pause pour faire écouler l'eau entre les lattes de bois, et sécher le plancher. Une procédure qu'ils doivent réitérer à la toute fin, car l'anticyclone n'est toujours pas de retour au deuxième acte. En février, il y avait eu un petit incident : un millier de litre d'eau avait fuit, sans trop de dommages à l'époque. Les serpillères ne sont jamais loin. 

Singin' In The Rain se joue au Théâtre du Châtelet jusqu'au 15 janvier, avec des prix variant entre 25 et 109 euros. 

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