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Eurovision 2026 : la prestation du candidat israélien Noam Bettan accueillie par quelques sifflets, un drapeau palestinien dans la salle

La présence d'Israël à l'Eurovision est très critiquée. Pour cette édition 2026, cinq pays ont décidé de boycotter le concours, dénonçant la situation actuelle à Gaza.

Le chanteur israélien Noam Bettan interprète "Michelle" le 16 mai 2026 lors de la finale de l'Eurovision

Crédit : Tobias SCHWARZ / AFP

La rédaction numérique de RTL

Un passage controversé. Le chanteur franco-israélien Noam Bettan était le troisième à monter sur scène pour la 70e édition de l'Eurovision ce samedi 16 mai. Le candidat israélien a été accueilli par quelques sifflets avant sa prestation et un drapeau palestinien a été aperçu dans le public, a pu constater RTL sur place. 

Après deux années où Israël avait opté pour des titres qui faisant écho aux attaques du 7 Octobre, l'artiste a proposé une chanson d'amour dans laquelle il raconte en français, anglais et hébreu, une séparation. Mais sa présence n'était pas la bienvenue pour tous. 

Cinq pays boycottent le concours

Cette année trente-cinq pays figurent parmi les participants, contre plus d’une quarantaine habituellement. Pour cause, l'Espagne (un des membres du Big Five, les plus gros contributeurs financiers du concours), les Pays-Bas, l'Islande, la Slovénie et l'Irlande ont décidé cette année de boycotter le concours pour dénoncer le maintien d'Israël dans la compétition.

Tous reprochent à l'État hébreu la conduite de la guerre menée à Gaza. "Face à la guerre illégale et au génocide, le silence n'est pas une option. Nous ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe toujours à Gaza et au Liban. C'est une question de cohérence, de responsabilités et d'humanité", assure le chef d'État espagnol. 

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"Cinq membres de notre famille nous manquent cette année. Nous les aimons et nous espérons qu'ils reviendront. (...) Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour trouver un moyen de leur permettre de revenir. En fin de compte, c'est à eux de décider et je respecte totalement cela", commentait Martin Green, le patron de l'Eurovision.

Un contre-Eurovision organisé vendredi

Vendredi, à la veille de la finale de la 70e édition de l'Eurovision, l'événement "No stage for genocide" ("pas de scène pour le génocide") a été organisé par plusieurs associations pro-palestiniennes dans le centre de Vienne, pour protester contre la participation d'Israël au concours en raison de la situation humanitaire terrifiante à Gaza.

Les participants ne comprennent pas pourquoi Israël n'a pas été éjecté du concours, comme l'a été la Russie quand elle est entrée en guerre avec l'Ukraine. "Cela aurait dû se faire dès le début, bien sûr. Car même si l'Eurovision dit que ce n'est pas une tribune politique, il a été prouvé que c'en est une. Il ne s'agit pas seulement de musique et de se retrouver, je suis désolée. On n'achète plus ces conneries", témoigne Isra, une chanteuse palestinienne venue participer à cette manifestation, au micro de RTL.

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