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"Un super père. Un peu trop laxiste" : Mazarine Pingeot raconte François Mitterrand dans les colonnes de "Grazia"

À l'occasion de la publication de son nouvel essai, "La Dictature de la transparence", la philosophe évoque auprès du magazine féminin la difficulté de se construire dans l'ombre de l'Élysée.

Mazarine Pingeot
Mazarine Pingeot Crédit : AFP
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Clémence Bauduin
Journaliste

La philosophe Mazarine Pingeot revient en librairie avec son dernier ouvrage, La Dictature de la transparence. À cette occasion, elle se confie dans les pages du magazine Grazia. Comme dans son livre, il y est largement question de transparence. Vie privée de François Hollande, Panama Papers, Kim Kardashian... La thématique de l'existence publique y est abordée sous tous les angles.

Un sujet qui touche personnellement celle qui vécut dans l'ombre de son président de père. "Quand j’étais jeune, j’étais invisible, se souvient-elle Je sortais, j’allais au lycée, mais je ne me dévoilais pas (…) Et d’un coup, à 20 ans, je suis devenue ultravisible. Donc transparente, au sens où on ne cernait pas mon identité propre".

En 1981, Mazarine a 5 ans

Mazarine Pingeot estime que la classe politique actuelle "ne peut plus se soustraire à la transparence". "C’est un sacerdoce pour lui et pour toute sa famille", estime-t-elle en évoquant le mélange entre la vie privée et la vie publique de l'homme politique, citant à demi-mot François Hollande. "Soit vous restez dans l’ombre. Julie Gayet le fait très bien et a tout à fait raison de ne pas se manifester", considère celle dont la mère, Anne Pingeot, maîtresse de François Mitterrand, vécut dans une discrétion imposée. "Soit vous apparaissez et c’est un vrai travail", confie-t-elle.

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Ne pouvant se soustraire à l'analyse de la transparence sur sa propre existence, la philosophe concède avoir "peu de souvenirs" de son père, devenu président de la République lorsqu'elle était âgée de 5 ans. "C’était très compliqué pour moi de parler politique à l’école sans qu’on sache qui j’étais". "C’était un super père. Un peu trop laxiste, dans le sens où il n’était peut-être pas assez sur le ‘non’", se souvient-elle. François Mitterrand est mort en janvier 1996. Mazarine, alors âgée de 21 ans, est progressivement sortie de l'ombre.

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2016-04-26 17:40:45
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