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Les îles Baléares se rebellent contre l'heure d'hiver

REPLAY - Le parlement régional vote aujourd'hui contre cette mesure "obsolète".

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Les îles Baléares se rebellent contre l'heure d'hiver Crédit Image : JAIME REINA / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Les îles Baléares, chères à la famille royale d'Espagne, veulent faire sécession. C'est le journal l'Opinion qui nous l'apprend en une. Comme si les velléités d’indépendance de la catalogne ne suffisaient pas... L'acte de rébellion sera adopté aujourd'hui au parlement régional : les Baléares vont officiellement demander à Madrid de ne pas passer à l'heure d'hiver dimanche prochain

Le texte fustige le passage à l'heure d'hiver comme une "décision politique industrielle et obsolète", quand, au contraire, rester à l'heure d'été, c'est garder un horaire logique, rationnel et plus naturel. Et puis par sa situation géographique, à l'est de la péninsule ibérique, le soleil se lève et se couche 50 minutes avant les villes les plus à l'ouest de l'Espagne. L'heure d'hiver accroît cet écart d'une heure chaque année. Rester à l'heure d'été apparaît quand même en total décalage avec les soucis du moment du gouvernement Raroy ; les Baléares risquent donc de devoir retarder leur montre cette année encore. 

Les irréductibles Wallons contre le CETA

La Belgique aussi se rebelle. "Vive la Wallonix" s'exclame Libé en une, ce matin. "Nous sommes en 2016 après Jésus Christ, toute l'Europe est prête à signer le traité de libre-échange. Toute ? Non ! Une région belge refuse la Pax Canada". Et cette région c'est donc la Wallonie et son ministre président Paul Magnette qui divise l'Europe, et qui divise toute la presse. 

D'un côté, il y a ceux qui, comme Nicolas Beytout  dans l'Opinion, fustigent les 3 millions de Wallons qui imposent leur volonté à 500 millions d'Européens, Jean-Francis Pécresse parle même de "Waterloo commercial", dans les Échos. De l'autre, on retrouve ceux qui félicitent ce peuple qui redonne ses lettres de noblesse au mot démocratie. "Plus encore qu'au petit village d'irréductibles Gaulois résistant à l'Empire romain, c'est à l'image du grain de sable qui vient bloquer la machine que fait songer l'attitude des députés wallons", écrit Daniel Murraz dans Le Courrier Picard. "Cet épisode illustre le malaise européen en matière de déficit de processus démocratique".

"La Wallonie pourrait bien ouvrir une voie nouvelle", prédit Laurent Joffrin dans Libé, "celle d'un meilleur contrôle démocratique et d'une attention plus vigilante aux effets indésirables de la liberté totale de commercer." "C'est un défi de démocratie", écrit Didier Rose dans les DNA. "Il est admis dans certains milieux que la démocratie est une chambre d'enregistrement. Il est bon que, de temps à autre, sur des sujets aussi importants, des voix rappellent sa définition et son fonctionnement."

Les Russo, à jamais marqués par l'affaire Dutroux

Le Monde de cet après-midi parle aussi de la Wallonie, mais pour une autre raison. C'est là que sont installés Gino et Carine Russo, la cinquantaine tous les deux. Leur voisine dit "en Belgique, on a deux familles : la famille royale et la famille Russo..." Mais c'est surtout de la famille Russo dont parle le Royaume en ce moment, à l'occasion des 20 ans de l'affaire Dutroux. Gino et Carine le disent eux-mêmes : "En Belgique, on est à jamais les parents de Mélissa, rire sans choquer à une terrasse de café nous est interdit".

Il faut lire le portrait délicat que consacre Mathieu Golinvaux aux parents de la première victime de Marc Dutroux. En 20 ans, ils sont devenus le symbole de la mobilisation des parents de victimes face aux errements de la justice. Chez les Russo, chaque Belge a l'impression de voir quelque chose de lui-même. "Dans l'imaginaire", dit Carine, "il suffit que je téléphone au ministre pour régler tous les problèmes. Mais on n'est pas des putschistes..." Carine est aujourd'hui, ironie de l'actualité, fonctionnaire au gouvernement de Wallonie.

La France d'incroyables talents... Qui intéressent les États-Unis

Une enquête édifiante des Échos raconte comment les États-Unis déploient leur influence dans les cités et, depuis peu, dans les territoires ruraux délaissés. Objectif : identifier les jeunes les plus prometteurs qui auront peut-être un jour des responsabilités en France. Pour cela, l'ambassade des États-Unis à Paris développe, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, des programmes de repérage baptisés "jeunes ambassadeurs" ou "international visitor leadership". 

Une fois repérés, les talents sont invités à des conférences, à des réceptions données à l'ambassade, notamment pour Thanksgiving. Certains sont même envoyés plusieurs mois aux États-Unis. Un "soft power" à double vocation : soigner l'image des États-Unis et constituer un réseau d'influence dans l'Hexagone. Le programme "international visitor" s'adresse, par exemple, au 30-45 ans et s'intéresse à ceux qui sortent du lot dans leur domaine. Dans ses radars : les leaders et les relais d'opinion. Le programme avait ainsi repéré en 1984 deux personnalités : l'un est le plus jeune maire de France, l'autre un jeune socialiste encore inconnu, Nicolas Sarkozy et Lionel Jospin.

Pourquoi les plantes n'ont pas la tête qui tourne ?

Vous êtes-vous jamais posé la question de savoir comment faisaient les plantes pour savoir que c'est vers le ciel qu'il faut pousser ? Eh bien, une équipe du CNRS, de l'Inra de Marseille et de Clermont-Ferrand vient de répondre à cette question existentielle dans la revue La France agricole

Les plantes perçoivent leur orientation par rapport à la verticale au sein de cellules spécialisées présentes tout le long de leur tige. Dans ces cellules, il y a des petits grains qui se déplacent selon la position de la plante, et les cellules ont aussi des capteurs qui détectent la position des grains d’amidon par rapport à la verticale, permettant ainsi aux plantes de percevoir si et comment leur tige est inclinée. "Dans un manège, les plantes n'auraient pas le tête qui tourne", concluent les chercheurs.

"Les plantes peuvent ainsi osciller fortement dans le vent sans confondre ce balancement avec une perte durable de la verticalité". C'est une découverte majeure pour l'agriculture, car cela va permettre d'améliorer la capacité des plantes à se redresser après qu’une tempête les a versées, un problème source de près de 10 % de perte de rendement sur les céréales au niveau mondial.

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