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"Il était en train de vider La Madrague" : la Fondation Brigitte Bardot riposte aux accusations de Bernard d'Ormale

La guerre autour de l'héritage de Brigitte Bardot se poursuit. Après les accusations de Bernard d'Ormale, qui dénonce son éviction de La Madrague, la directrice générale de la Fondation Brigitte Bardot contre-attaque dans les colonnes du Parisien.

L'entrée de la propriété de la défunte actrice française Brigitte Bardot, appelée "La Madrague", à Saint-Tropez,

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL

Le ton monte autour de La Madrague. Privé d'accès à la célèbre résidence de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, Bernard d'Ormale a dénoncé mercredi 28 octobre, sur RTL, la "brutalité" de la fondation de protection animale créée par son épouse. Une sortie qui n'a pas tardé à faire réagir Guyslaine Calmels-Bock, directrice générale de l'organisme depuis 1994.

Dans un entretien accordé au Parisien, la responsable de 70 ans dresse un portrait sévère de l'homme qui a partagé la vie de l'actrice pendant trois décennies. Elle le décrit comme "narcissique", "colérique" et "un homme d'un autre temps". Elle lui reproche notamment son comportement envers les administrateurs de la fondation, évoquant une réunion lors de laquelle il aurait menacé de tous les mettre dehors.

"Il est tout miel, tout gentil quand ça sert ses intérêts, mais dès qu'il y a un grain de sable, il éclate", affirme-t-elle. Une réponse aux critiques formulées quelques heures auparavant par Bernard d'Ormale, qui avait notamment assuré sur RTL que la Fondation "essayait de l'effacer".

"Les caméras de surveillance en attestent"

Au cœur du conflit, le devenir de La Madrague, propriété emblématique de Brigitte Bardot, léguée à sa fondation en 1992. Selon les dispositions testamentaires de l'actrice, les occupants de la villa devaient quitter les lieux au plus tard six mois après son décès. Bernard d'Ormale, qui y avait vécu plus de trois décennies, ne bénéficie pas d'un droit à s'y maintenir.

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Alors que le testament de Brigitte Bardot prévoyait l'usufruit d'un logement parisien, selon Guyslaine Calmels-Bock, Bernard d'Ormale aurait préféré renoncer à cet usufruit pour percevoir une somme lors de la vente du bien.

Mais la responsable va plus loin, accusant le dernier compagnon de la star d'avoir commencé à vider la propriété. "Tous les jours, il sortait des sacs entiers de la Madrague. Il était en train de la vider, les caméras de surveillance en attestent", affirme-t-elle au Parisien, pour justifier la décision de lui interdire l'accès. Des accusations contestées par Bernard d'Ormale, qui assurait au contraire mercredi sur RTL ne surtout pas vouloir vider la demeure.

À écouter

Bernard d'Ormale, veuf de Brigitte Bardot, dénonce la "brutalité" de sa Fondation

00:09:39

Les retrouvailles s'annoncent tendues

La querelle dépasse désormais les murs de La Madrague. Après la mort de Brigitte Bardot, Bernard d'Ormale avait brièvement pris la présidence par intérim de la fondation, avant de ne pas être reconduit en septembre. Max Guazzini lui a succédé.

Guyslaine Calmels-Bock revendique de son côté sa légitimité auprès de l'actrice, avec laquelle elle a travaillé pendant plus de trente ans. "Je ne vais pas tout sacrifier maintenant", assure-t-elle, refusant de céder aux critiques.

Malgré la violence des échanges, Bernard d'Ormale conserve sa place au sein du conseil d'administration. Il reste même, selon la directrice générale, le bienvenu aux prochaines réunions de la fondation.

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