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"On essaye de m'effacer" : privé d'accès à la Madrague, le veuf de Brigitte Bardot dénonce sur RTL la "brutalité" de sa Fondation

La Madrague, résidence emblématique de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, est au cœur des tensions entre sa Fondation et son dernier compagnon, Bernard d'Ormale, qui s'est vu expulser de la villa, cette dernière ne lui appartenant pas.

Bernard D’Ormale, veuf de Brigitte Bardot, au micro de RTL en octobre 2026.

Crédit : RTL

Bernard d'Ormale, veuf de Brigitte Bardot, dénonce la "brutalité" de sa Fondation

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Brigitte Bardot : Bernard d'Ormale est face à Marc-Olivier Fogiel

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Marc-Olivier Fogiel & AFP - édité par Laurène Rocheteau

Il dénonce une "brutalité" de la Fondation. Bernard d'Ormale, le dernier compagnon de Brigitte Bardot, déplore d'être privé d'accès à la célèbre résidence La Madrague, dans laquelle il avait vécu avec Brigitte Bardot pendant près de 35 ans avant la mort de l'icône en décembre dernier. Le compagnon de Brigitte Bardot explique sur RTL avoir quitté la villa pour se rendre à Saint-Tropez, mais, "quand je suis revenu, il y avait un portail et un vigile m'a dit qu'ils avaient des ordres pour que je ne rentre plus à La Madrague".

La Fondation, de son côté, explique ne faire qu'appliquer les derniers souhaits de l'icône française : B.B. avait laissé La Madrague à la Fondation, ajoutant dans son testament que "toute personne qui réside à La Madrague doit la quitter au maximum 6 mois" après sa mort. Bernard d'Ormale, qui vivait dans la résidence depuis la mort de l'actrice, dit comprendre le cadre légal de son expulsion, mais dénonce les méthodes de la fondation : "On essaye de m'effacer", déclare-t-il au micro de RTL, estimant que "la Fondation prend un risque alors qu'on aurait pu faire un compromis (...) sans que ça lui porte préjudice". 

L'avenir de la villa au coeur des tensions

Il dénonce les motivations, selon lui, de la Fondation pour le pousser dehors : "Ils sont en train de m'accuser en disant que je veux vider La Madrague, mais je ne veux surtout pas la vider", affirme-t-il, expliquant qu'il aurait "pu garder La Madrague, m'en occuper, et la préparer" pour éventuellement organiser des visites sur rendez-vous". 

La Fondation a déclaré dans un communiqué agir "sans aucune hostilité personnelle" et dans "le respect strict du cadre légal". Elle dénonce "la multiplication d'attaques ad hominem, de récits tronqués et de campagnes de dénigrement depuis le décès de sa Fondatrice, visant à déstabiliser son action et ses dirigeants," et "se réserve le droit d'engager toute action judiciaire nécessaire".  

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Elle rappelle par ailleurs que le mariage de Brigitte Bardot et Bernard d'Ormale, célébré religieusement en Norvège, n'était pas enregistré en France. Au regard de la loi, le couple était donc concubins et non époux. 

Depuis la mort de Brigitte Bardot, les tensions s'enveniment entre sa Fondation et son compagnon. Dans une interview accordée à la radio Ici Provence,  le président de la Fondation Brigitte Bardot, Max Guazzini, a accusé Bernard d'Ormale de "mentir en permanence", assurant que la Fondation "lui a dit 50.000 fois" qu'il ne pouvait plus résider à La Madrague, mais qu'il "n'en a rien à faire". 

L'affaire pourrait aller jusque devant la justice

Bernard d'Ormale vit aujourd'hui dans un logement que lui loue la ville de Saint-Tropez, mais aurait espéré "un peu plus de respect pour ce que je représente", lui qui a passé plus de trois décennies aux côtés de Brigitte Bardot. Pour autant, il ne lui a jamais demandé de lui léguer la villa : "Avec Brigtitte, je n'ai jamais parlé de ça. Je lui avais dit deux ou trois ans avant que je ne voulais pas qu'elle me couche sur son testament."

De son côté, la Fondation pointe du doigt les blessures infligées au vigile par le compagnon de Brigitte Bardot lorsque celui-ci a tenté de revenir à La Madrague : il aurait roulé en voiture sur le vigile, qui s'est retrouvé blessé, et embouti le portail, le tout filmé par les caméras de vidéosurveillance, selon la Fondation. "Des mensonges", assure Bernard d'Ormale, qui reconnaît toutefois par la suite avoir "bousculé le vigile de façon légère" admettant que ce dernier "a peut-être un hématome sur la cuisse". 

L'avocate de Bernard d'Ormale a précisé à l'AFP qu'une "relation à l'amiable" était encore privilégiée avec la Fondation, mais que "la suite donnée sera peut-être judiciaire si on n'arrive pas à récupérer" les affaires de Bernard d'Ormale restées à La Madrague.

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