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Espagne : l'ex-roi Juan Carlos a réglé une dette fiscale de 4 millions d'euros

Exilé depuis 2014 à la suite de soupçons de corruption, Juan Carlos a réglé 4 millions d'euros au fisc espagnol pour des vols en jets privés.

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos en septembre 2009.
L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos en septembre 2009.
Crédit : Pierre-Philippe MARCOU / AFP
Ryad Ouslimani & AFP

Poussé à quitter le trône d'Espagne à cause de multiples scandales, et en exil depuis plusieurs années, l'ex-roi Juan Carlos a réglé un dette fiscale à l'État de plus de 4 millions d'euros. La somme correspond à la valeur de plusieurs vols en jets privés dont a bénéficié le monarque jusqu'en 2018 via une société privée, mais qu'il n'avait pas déclarés. 

El Pais, qui cite des "sources bien informées", rappelle que Juan Carlos avait déjà réglé en décembre, volontairement, une somme de 680.000 euros. L'ancien souverain, qui a régné de 1975 à 2014, s'est exilé depuis août aux Emirats arabes unis.

Cette dette faisait suite à une déclaration fiscale sur des revenus précédemment non déclarés. Une enquête anti-corruption avait été révélée en novembre, portant sur l'utilisation par l'ancien monarque de cartes de crédit liées à des comptes bancaires aux noms d'un entrepreneur mexicain et d'un officier de l'armée de l'air espagnole.

Deux enquêtes visent les finances du roi

Des sources judiciaires expliquent que l'enquête a pour but de déterminer si Juan Carlos a éventuellement blanchi de l'argent en utilisant des prête-noms après 2014, date de son abdication et donc la fin de son immunité de chef d'État. 

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Par ailleurs, deux autres enquêtes judicaires ont dans le viseur les finances de l'ancien roi. L'une vise à déterminer si Juan Carlos a empoché une commission dans le cadre de l'attribution à des entreprises espagnoles d'un contrat pour la construction d'un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011. L'autre enquête a été ouverte après un rapport du service de prévention du blanchiment de capitaux et confiée au Tribunal suprême, seul habilité à juger un ancien souverain.

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