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"Elle a été la douce Catherine jusqu'au bout" : un an après la mort de Catherine Laborde, l'émouvant récit de son mari, qui raconte son quotidien éprouvant d'aidant

Un an après la mort de Catherine Laborde, son mari Thomas Stern publie un livre sur son rôle d’aidant qu’il a assumé jusqu’à la fin. Il raconte les années de maladie, les nuits d’angoisse et la solitude qu'il a éprouvée face à la maladie à corps de Lewy.

Une personne présente aux obsèques de Catherine Laborde, le 6 février 2025 à Paris, tient dans ses mains un portrait de l'ancienne présentatrice météo de TF1.

Crédit : Alain JOCARD / AFP

Marc-Olivier Fogiel - édité par Chloé Berry

Les Français l'adoraient. Il y a quasiment un an jour pour jour, le 28 janvier 2025, Catherine Laborde nous quittait. La présentatrice météo de TF1 est morte après un long combat contre la maladie à corps de Lewy, une maladie dégénérative très similaire à la maladie d'Alzheimer, diagnostiquée depuis 2014. Son mari, Thomas Stern, publie ce 22 janvier 2026 Y a-t-il une vie après la mort ? (éditions Robert Laffont), un témoignage sur sa traversée de la maladie en tant qu'aidant jusqu'à la fin de la vie de son épouse. 

"Ça devenait difficile avec les troubles du langage parce que, si elle comprenait ce que je disais, moi je comprenais de moins en moins ce qu'elle voulait me dire (…) on ne pouvait plus communiquer comme on l'a toujours fait", confie Thomas Stern. Le mari de Catherine Laborde décrit cet état comme une "déroute" au micro de Marc-Olivier Fogiel. "Mais il restait les gestes, l'émotion, la tendresse."

De la maladie de son épouse, il se souvient de nombreuses chutes et des "crises hallucinatoires". Les nuits restent pour lui les plus marquantes. "Les malades à corps de Lewy sont des somnambules", se remémore Thomas Stern. "Si elle est attaquée par un chien dans un rêve, elle se lève et elle court. C'est dangereux parce qu'elle dort, donc elle peut se blesser." Mais Catherine Laborde "est restée la douce Catherine jusqu'au bout", explique-t-il.

"J'ai failli me tuer deux fois"

Ce livre rend également hommage aux aidants, un rôle qui n'a pas toujours été facile à endosser pour Thomas Stern. "Il faut maintenir dans l'humanité quelqu'un qui s'en éloigne sans arrêt", confie-t-il. "Il faut aller jusqu'au bout de l'idée que c'est un être vivant, que c'est un être qu'on aime et qu'il faut maintenir cette relation."

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Le philosophe ne cache pas qu'il y a eu des moments difficiles. "J'ai failli me tuer deux fois", relate-t-il. Alors qu'il y avait beaucoup de circulation, Thomas Stern est tombé à la renverse sur la chaussée. "Quand le corps ne peut plus, il le fait savoir", analyse-t-il, ajoutant que les chutes sont fréquentes chez les aidants. Pour autant, il n'a jamais pensé à placer sa femme dans un centre pour avoir de l'aide. "Je n'étais pas seul et ses filles ne voulaient pas non plus", explique-t-il.

Est-ce qu'il a été soulagé par la mort de la présentatrice météo ? "Le système d'ultra-vigilance dans lequel je vivais s'est arrêté subitement", confie-t-il. "Et ça a fait du bien, bien sûr." Pour lui, "c'est une espèce de tourment qui s'arrête".

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