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"Le Jeu de la dame" : 4 raisons qui font le succès de la série Netflix

La série portée par Anya Taylor-Joy dans le rôle d'une orpheline surdouée aux échecs est un véritable carton sur la plate-forme de streaming et enregistre un record.

"Le Jeu de la Dame" est la mini-série la plus regardée de l'histoire de Netflix
"Le Jeu de la Dame" est la mini-série la plus regardée de l'histoire de Netflix
Crédit : Netflix
Capucine Trollion
Capucine Trollion
Journaliste

Le Jeu de la dame est un véritable succès sur Netflix. Comme l'a communiqué la plate-forme de streaming, The Queen's Gambit en version originale est devenue la première mini-série la plus regardée de l'histoire de Netflix. 62 millions de foyers ont découvert et visionné l'histoire de Beth Harmon (Anya Taylor-Joy), orpheline surdouée aux échecs dans l'Amérique des années 50 à 70.

Un chiffre colossal qui permet à The Queen's Gambit de battre un record, à peine un mois après son arrivée sur Netflix en octobre dernier. Au total, elle a atteint le Top 10 des shows les plus regardés sur la plate-forme dans 92 pays et a atteint la première place du classement dans 63 pays dont la France, le Royaume-Uni ou encore l'Argentine.

Rien d'étonnant lorsqu'on a regardé cette série, véritable pépite de cette année 2020, réalisée par Scott Frank et Allan Scott et adaptée du roman d'éponyme de Walter Tevis publié en 1983. Pour les autres, il est encore bien évidemment temps de foncer sur cette mini-série de 7 épisodes. D'ailleurs, comment expliquer un tel succès ? Voici les 4 ingrédients du Jeu de la dame qui vont vous hypnotiser.

1. La performance d'Anya Taylor-Joy

La queen des échecs, c'est elle. À 24 ans, Anya Taylor-Joy propulse sa carrière et nul doute qu'Hollywood va l'adopter dans ses prochaines productions. Révélée à 19 ans dans The Witch, l'actrice montre dans Le Jeu de la dame toute l'étendue de son talent. Avec ses yeux de chat, sa voix qui vous subjugue, et son teint de porcelaine, elle vous touche en plein cœur. Orpheline qui cache un lourd secret (on ne vous spoilera pas ici), Beth Harmon est bien décidée dès son enfance à ne pas se laisser dicter sa vie.

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En découvrant les échecs, c'est son destin qui s'offre à elle. Devenir la première championne des échecs, c'est son but. Au fil des épisodes, Anya Taylor-Joy montre le côté vulnérable de Beth, sa dépendance aux pilules vertes de l'orphelinat puis à l'alcool, son besoin d'amour maternel et en même temps sa force mentale. Anya Taylor-Joy est sans aucun doute une grande actrice, qui maîtrise l'art des échecs, offre une palette d'émotions très convaincantes, et qu'on espère vite revoir sur les écrans.

2. Le réalisme des parties d'échecs

Binger une série centrée sur des parties d'échecs ne vous séduit pas ? Et pourtant vous vous êtes surpris et surprises à apprécier et vivre à fond toutes les parties de Beth ? Normal, la réalisation de ces séquences collent à ce qui peut se passer durant un match. Les scénaristes Scott Frank et Allan Scott ont travaillé avec Bruce Pandolfini, auteur, professeur et entraîneur d'échecs réputé, et Garry Kasparov aka l'un des meilleurs joueurs de l'histoire des échecs. L'horloge, l'enregistrement des coups, les parties ajournées au lendemain... Tout est filmé dans la série, comme ce qui peut se passer dans la réalité, comme l'atteste, entre autres, Dylan Loeb McClain, expert en échecs dans le New York Times.

Les techniques que vous entendez, dont la fameuse "défense sicilienne", sont vraies, et même si vous n'avez toujours pas compris en quoi elle consiste, vous êtes hypnotisés par Beth lorsqu'elle les exécute. Ce n'est pas qu'une partie d'échecs qui s'offre à vos yeux, mais une danse, dont chaque pion ou cavalier exécute les pas dictés par Beth, Benny, Vasily Borgov ou encore Harry.

Plus encore, l'ajout des scènes où Beth voit les pièces bouger seules et anticipe tous les coups de ses adversaires, dynamisent les séquences, dévoilant son génie pour ce jeu, mais aussi les effets des pilules qu'elle avale avant ses matchs.

3. Une intrigue passionnante

"Ce n'est pas vraiment à propos des échecs, c'est sur le prix du génie". Anya Taylor-Joy résume parfaitement Le Jeu de la dame dans une interview croisée avec Scott Frank pour Netflix. Comment une petite fille devenue orpheline peut-elle devenir la première et plus grande joueuse d'échecs de l'histoire ? Au prix d'immenses sacrifices, de douleurs et de combats contre elle-même. C'est bien le fil rouge des sept épisodes du Jeu de la dame. Traumatisée par son enfance, Beth essaye de se reconstruire tant bien que mal à l'orphelinat. C'est là qu'elle développe son addiction aux drogues qu'administre l'établissement à ses pensionnaires et qu'elle découvre les échecs, avec le gardien M. Sheibel.

Beth et ses chères pilules
Beth et ses chères pilules
Crédit : Ken Woroner/Netflix

Plus tard, adoptée par le couple Wheatley, Beth panse ses blessures avec sa mère Alma, flanquée d'un mari insignifiant et volage et qui anesthésie une partie de ses douleurs dans l'alcool. Les deux femmes, que beaucoup de choses opposent, se rapprochent tendrement au fil des épisodes. Jamais dans le pathos, les scènes mère-fille sont touchantes. Ce sont deux magnifiques portraits de femmes que la vie n'a pas épargnées et qui survivent du mieux qu'elles peuvent dans une société qui ne veut pas leur laisser de place.

Au fil des 7 épisodes, on redoute la nouvelle épreuve que Beth devra affronter, on retient son souffle lorsqu'elle affronte un adversaire qui peut la vaincre, on a mal au cœur lorsqu'elle entame une descente aux Enfers. Sa success story est extrêmement bien ciselée, pleine de rebondissements et porté par des personnages secondaires attachants.

4. Un plaisir pour les yeux

Anya Taylor-Joy et Thomas Brodie-Sangster
Anya Taylor-Joy et Thomas Brodie-Sangster
Crédit : Ken Woroner/Netflix

Les tenues de Beth Harmon, les tapisseries dans la maison des Wheatley, le kimono de Benny... Tout dans The Queen's Gambit est un régal pour les yeux. Gabriele Binder, la costumière réussit une performance incroyable, adoubée par les spectateurs et les spectatrices de la série. Le média américain WBD, explique d’ailleurs que Gabriele Binder a construit toute la garde-robe de Beth autour d'une couleur : le vert lumineux, qu'elle porte sur sa première robe lorsqu'on la voit enfant dans le premier épisode. "Très tôt nous avons eu le sentiment que ce vert lumineux serait sa couleur. Nous avons essayé de trouver la couleur qui la rendait forte, ce qui montrait ses faiblesses et les associations qui la renforçaient", explique-t-elle. Des costumes aux décors, en passant par les plats dégustés, l'Amérique des sixties, mais aussi des années 50 et 60 renaît sous vos yeux et vous scotche à votre écran.

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