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Comment Marlon Brando a créé un "paradis" éco-responsable au milieu du Pacifique

REPORTAGE - Entre deux films hollywoodiens, Marlon Brando partait se ressourcer sur l'atoll de Tetiaroa, qu'il a acheté en Polynésie dans les années 60. Plongée dans ce "paradis" éco-responsable.

Marlon Brando salue des amis venus l'accueillir à l'aéroport d'Orly (1963)
Marlon Brando salue des amis venus l'accueillir à l'aéroport d'Orly (1963)
Crédit : AFP
Comment Marlon Brando a créé un paradis éco-responsable au milieu du Pacifique
06:27
Laissez-vous tenter du 01 juillet 2019
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Stéphane Boudsocq & Paola Guzzo

Il y a 15 ans, le 1er juillet 2004, Marlon Brando disparaissait à l'âge de 80 ans. Du Parrain à Un tramway nommé désir, de Sur les quais en passant par Apocalypse Now et même Superman, l'acteur aura marqué l'histoire d'Hollywood, grâce à son style de jeu, un physique hallucinant et des prises de positions politiques qui lui auront parfois coûté cher. 

L'atoll de Tetiaroa est situé à 40 minutes en avion de Papeete à Tahiti. Tetiaroa, c'est l'endroit où Marlon Brando a choisi de vivre au milieu des années 60, à l'abri des regards du public et de la presse. Lors du tournage du film Les Révoltés du Bounty en 62, la star est fascinée par la beauté sauvage de l'endroit mais aussi par la culture polynésienne.

Il achète l'atoll 4 ans plus tard et s'y installe avec sa nouvelle épouse, Tarita, rencontrée sur le tournage. Durant plus de 30 ans, Marlon Brando va transformer l'atoll et sur la fin de sa vie, il rencontre Richard H. Bailey, PDG d'un grand groupe hôtelier. Leur idée : faire de Tetiaroa un endroit unique au monde, un hôtel de luxe en osmose avec son environnement. 

Au moment de son installation, l'acteur a créé ce qu'il appelait un "petit village", et s'est rapidement aperçu de l'ampleur des enjeux écologiques qui avaient lieu sur place.

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"Il a tout de suite découvert tous les problèmes de développement durable qu'on connait aujourd'hui : l'eau, les déchets, l'énergie, les eaux usées... (...) Nous avons commencé à penser, surtout, à comment la technologie pourrait résoudre un certain nombre de ces problèmes" a confié Bailey, avec lequel Brando à pensé son projet.

Un paradis éco-responsable

Cerné de récifs, l'atoll n'est accessible qu'en avion. Le long de la piste, des centaines de panneaux solaires alimentent le complexe en électricité. L'idée est d'être autonome et éco-responsable quasimment à 100% : on y utilise des huiles végétales comme celle de coco pour alimenter les machines et les générateurs et pour se déplacer, des voiturettes électriques silencieuses circulent au milieu d'un paradis végétal où ne poussent que des espèces locales réclamant peu d'eau.

Au bord du lagon, une splendeur aux mille nuances de bleu, cernée de plage de sable immaculé, on marche sur les débris de coquillages amenés par le clapotis des vagues. Brando appelait l'endroit son "paradis". 

Là où il a été le plus heureux dans sa vie, c'est sur Tetiaroa"

Richard H. Bailey

Avec les droits des minorités, la protection de la nature était le combat de la vie de l'acteur. Il a refusé que l'on construise des bungalow sur pilotis à Tetiaroa, les villas sont cachées dans la végétation et sous ces latitudes où les températures tournent autour de 30 degrés toute l'année, les ingénieurs de l'hôtel Brando ont imaginé un dispositif unique. Ils pompent le long de la paroi récifale, pour climatiser toute l'île.

Les eaux usées sont ainsi recyclées sur place puis utilisées pour arroser le potager et le verger, les boues restantes servant d'engrais. Tetiaroa est aussi une immense réserve naturelle : seuls 3% de l'atoll sont construits, le reste est occupé par des milliers d'espèces protégées, comme le crabe des cocotiers menacé de disparition, observées par des scientifiques du monde entier. Marlon Brando dès le début a voulu installer une université environnementale sur son atoll.

De Brando, il ne reste qu'une présence, un souvenir et puis ce nom "The Brando", donné à l'hôtel, un des plus luxueux et protégé du Pacifique. Pour le reste, l'acteur a tenu à ce que son passage soit juste évoqué, comme l'explique Bailey : "Marlon a toujours dit que la vedette c'était l'île et pas lui".

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