2 min de lecture Littérature

Philippe Besson décrit le syndrome du nid vide pour une mère dans "Le dernier enfant"

INVITE RTL - En puisant dans son expérience personnelle, l'auteur se place dans la peau d'une mère qui voit son dernier enfant quitter le foyer familial.

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L'écrivain Philippe Besson est l'invité en direct de Bernard Lehut et d'Yves Calvi à l'occasion de la parution de son nouveau roman "Le dernier enfant". Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Bernard Lehut
Bernard Lehut et Aymeric Parthonnaud

Philippe Besson publie l'un des romans les plus remarqués de cette rentrée de janvier, Le dernier enfant. Ce livre est est son 20e roman. A ce rythme-là, un auteur ne court-il pas le risque de s'installer dans une forme de routine ? "J'essaye d'être toujours exigeant mais ce rythme est dicté par celui de mon écriture, par mon désir. Il faudrait réfréner son désir et se dire je vais m'arrêter d'écrire un peu ? Non. Moi j'ai envie d'y retourner tout le temps, je suis gourmand", argumente l'écrivain à l'imaginaire fertile qui écrit 6 ou 8 mois par an.

L'histoire de ce roman est toute simple. Un moment très bref d'une existence mais où tout vacille. 24 heures de la vie d'une femme, une journée "particulière" pour paraphraser un autre titre célèbre. Anne-Marie, la cinquantaine, voit Théo, 18 ans, son dernier enfant, quitter la maison familiale. Plus rien ne sera comme avant, Anne-Marie le sait. Sa vie d'après s'annonce comme un grand vertige. Philippe Besson est un écrivain du sensible, de l'intime, un explorateur des cœurs et des âmes. Il le prouve une nouvelle fois avec une délicatesse et une justesse foudroyantes jusqu'à la dernière ligne.

"Ce livre vient de ma mère, on va dire les choses comme elles sont, révèle Philippe Besson au micro de RTL. Quand j'ai eu 18 ans j'ai quitté ma Charente natale pour m'installer à Rouen où j'allais poursuivre mes études. Mes parents sont allés m'installer dans la chambre de bonne et ils sont repartis... J'ai su des semaines après - parce que mon père avait gaffé - que ma mère avait pleuré pendant tout le trajet du retour. Et j'ai compris après qu'elle en avait été déprimée pendant longtemps. elle est passée par toute la gamme des sentiments : la perte, l'abandon, le syndrome du nid vide. (...) Elle était mère et il fallait qu'elle redevienne femme et épouse, elle était bousculée dans ses certitudes."

Anne-Marie, son héroïne a d'autant plus peur pour son dernier enfant qui quitte le foyer qu'il a été victime d'un grave accident de voiture. "Elle a l'impression que le drame peut se reproduire. Quand vous avez été confronté à l'idée que votre enfant pouvait disparaître, vous ne vous en débarrassez jamais", analyse Philippe Besson. 

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"Je suis devenu écrivain pour vivre d'autres vies que la mienne, pour investir des personnages... j'aurais pu prendre la voix du fils mais j'ai décidé de prendre celle de la mère, parce que je ne suis pas une femme, je ne suis même pas parent, et il me fallait trouver cette voix pour la rendre plausible. Ce travail sur la recherche de la justesse c'est tout ce qui m'intéresse, j'observe,  vous savez les écrivains sont tous des voleurs...", note l'auteur.

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