2 min de lecture Charlie Hebdo

"Charlie Hebdo" : une pièce de Georges Wolinski va être montée au théâtre

DOCUMENT RTL - La veuve du dessinateur assassiné lors de l'attentat contre "Charlie Hebdo" détaille les divers événements qui feront perdurer l'oeuvre de son mari.

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"Charlie Hebdo" : une pièce de Georges Wolinski va être montée au théâtre Crédit Image : REMY GABALDA / AFP | Crédit Média : Marie-Baptiste Duhart | Durée : | Date :
Marie-Baptiste Duhart
et Fanny Bonjean

Six mois après la tuerie de Charlie Hebdo, Maryse Wolinski travaille sur plusieurs projets autour de l'oeuvre de son mari. "J'essaye de développer des livres", explique-t-elle. Sa première pièce de théâtre Je ne veux pas mourir idiot va être montée à partir du 2 septembre au théâtre Dejazet (à Paris, ndlr). Ça va être un très bel hommage à Georges. Dans les salons du théâtre il y aura aussi une exposition". Le texte de cette pièce sera publié, ainsi que sa Lettre ouverte à ma femme, écrite en 1978.

Toujours dans cette volonté de rendre hommage à son défunt mari, Maryse Wolinski a tenu que son atelier soit reconstitué au musée de l'humour et du dessin de presse de Saint-Just-Le-Martel. Les visiteurs pourront y voir sa planche à dessin, sa table, sa bibliothèque... "Tout le monde va pouvoir le voir, se réjouit-elle. C'est un musée international. Sinon le bureau allait être dispersé parce que je vais déménager donc je ne vais plus avoir le même espace."

"Je préfère de beaucoup être dans l'action"

Maryse Wolinski
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Depuis l'attentat, la veuve a été émue par les différents hommages qui ont été rendus à son mari en France, mais aussi à l'étranger. "Il y a eu un hommage en Tunisie (pays où est naît Georges Wolinski) [...] mon mari a reçu un titre posthume. J'ai senti une très grande chaleur. Il était extrêmement apprécié en Tunisie", se souvient Maryse Wolinski.

Dans l'Hexagone, un portrait du dessinateur trône dans une salle qui porte son nom au lycée de Briançon où le jeune Georges avait étudié quelques années. Et dans la capitale, une plaque sera déposée au 34 rue Bonaparte sur la résidence dans laquelle le couple a vécu pendant 35 ans. Ces témoignages d'affection et de respect permettent à Maryse Wolinski d'être active : "Je ne suis pas une pleureuse, je préfère de beaucoup être dans l'action et c'est ce que je fais en mémoire de mon mari."

"Georges était modeste mais aimait les honneurs"

Maryse Wolinski
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À la question "comment allez-vous ?" Maryse Wolinski explique "c'est une question à laquelle je ne sais pas répondre. Peut-être que je ne veux pas répondre". En revanche, la veuve imagine sans grande difficulté la réaction de son mari face à une médiathèque portant son nom. "Je crois qu'il aurait été très content car il était modeste mais il aimait les honneurs", rappelle Maryse Wolinski avant de vanter encore une fois les talents de son défunt.

"C'était l'homme le plus amoureux"

Maryse Wolinski
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Georges Wolinski était un génie de l'humour mais également un mari passionné. "C'était l'homme le plus amoureux" affirme Maryse Wolinski. Elle se souvient de la jalousie de ses amies devant la montagne de post-it formée par les mots d'amour que le dessinateur écrivait à sa femme. "Sauf qu'aujourd'hui je n'en ai plus, ça s'est arrêté le 7 janvier et ça, c'est mon chagrin."

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