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Attentats à Paris : le Bataclan dément les accusations du chanteur d'Eagles of Death Metal

La direction du Bataclan qualifie de "très graves accusations diffamatoires" les propos de Jesse Hughes quant à l'implication de vigiles dans l'attaque du 13 novembre.

Jesse Hugues, le chanteur des EODM, se recueillant devant le Bataclan le 8 décembre
Jesse Hugues, le chanteur des EODM, se recueillant devant le Bataclan le 8 décembre
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Morgane Giuliani
Morgane Giuliani

Interrogé sur la chaîne américaine Fox Business, le 9 mars 2016, le chanteur d'Eagles of Death Metal a laissé sous-entendre que des vigiles du Bataclan ont pu être liés à l'attaque meurtrière qui a frappé la salle, le 13 novembre, pendant le concert de son groupe. La direction du Bataclan a répondu à ces accusations par un communiqué publié le 10 mars au soir, affirmant "ne plus vouloir commenter les déclarations insensées de Monsieur Jesse Hughes".

Jesse Hughes accuse l'équipe de sécurité du Bataclan

Jesse Hughes raconte à la journaliste de Fox Business qu'il a été surpris par le système de sécurité déployé au Bataclan : "Quand je suis arrivé et que je suis entré, je suis passé devant un type qui était sensé être le garde de sécurité pour l’accès aux coulisses. Il ne m’a même pas regardé. Je suis immédiatement allé voir le promoteur pour lui demander : 'Qui est ce gars? Je veux quelqu’un d’autre.' Il m’a répondu : 'Et bien, quelques uns des autres gardes ne sont pas encore arrivés', et j’ai finalement découvert qu’environ six d'entre eux, environ, ne sont pas venus du tout."

"Pourquoi ?", lui demande la journaliste. Jesse Hughes hésite : "J'ai du respect pour le travail de la police, qui est encore en train d'enquêter, et je ne ferai pas d'autre déclaration, mais il semble assez évident qu'ils avaient une raison de ne pas venir." Le chanteur sous-entend ainsi que ces vigiles absents auraient pu avoir un lien avec la fusillade et la prise d'otages qui ont survenu le 13 novembre 2015 au Bataclan.

Le Bataclan dément

La direction de cette salle située dans le quartier d'Oberkampf, dans l'est de Paris, a réagi par communiqué le 10 mars. Elle évoque des "très graves accusations diffamatoires à l'encontre des équipes du Bataclan" : "Une instruction judiciaire est en cours. Nous souhaitons laisser la justice travailler sereinement. Tous les témoignages recueillis à ce jour démontrent le professionnalisme et le courage des équipes de sécurité présentes sur place le 13 novembre 2015."

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"Nous ne commenterons plus les déclarations insensées de Monsieur Jesse Hughes, qui sont à mettre sur le compte du lourd traumatisme subi", précise l'équipe du Bataclan. 

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