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Chute des seniors, comment échapper à l'effet papillon ?

Chaque année, une personne âgée de plus de 65 ans sur trois est victime d’une chute. Des solutions existent pour éviter un enchaînement de circonstances à l’issue parfois irréversible.

Chute des séniors
Chute des séniors Crédit : Harmonie mutuelle
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La chute peut être bénigne, se solder par un simple hématome, mais également conduire à l’hospitalisation, voire, dans nombre de cas, accélérer l’entrée dans la dépendance.

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Le constat peut sembler paradoxal, mais c’est dans leur propre maison que les seniors sont potentiellement le plus en danger. Les chutes constituent en effet la première cause de décès accidentels chez les personnes âgées de plus de 65 ans : 91% des décès consécutifs à une chute concernent les plus de 65 ans et les trois quarts des 20 000 décès annuels dus aux accidents de la vie touchent des personnes âgées. Et c’est à domicile que se produisent 70% des chutes mortelles. 

Lorsqu’elles ne sont pas fatales, ces chutes génèrent un fort taux d’hospitalisation (41% pour les plus de 65 ans). Dans 10% des cas elles entraînent une lésion traumatique (trauma crânien, entorse, etc..) et dans 5% une fracture osseuse. Ainsi chaque année, on dénombre quelques 40 000 cas de fracture du col du fémur consécutive à une chute, un phénomène redouté à juste titre par leurs victimes et leurs proches, car dans nombre de cas les seniors ne s’en remettent pas, glissent dans la dépendance voire décèdent dans l’année qui suit leur perte irréversible d’autonomie.

Il existe pourtant plusieurs solutions pour échapper à l’effet papillon que dessinent en creux  ces statistiques. La première très simple dans son principe consiste déjà à prendre bien soin de soi. 

« Prévenir plutôt que guérir ».

Le fameux adage vaut tout particulièrement pour les seniors, qui, s’ils souhaitent éviter de finir à l’hôpital pour avoir voulu accrocher une tringle à rideau dans leur salon, doivent avoir à l’esprit quelques réflexes quotidiens simples pour renforcer leur équilibre et leur tonicité musculaire. 


Outre pratiquer une activité physique régulière et adaptée à leur capacité d’effort, ils ont tout intérêt à privilégier une alimentation équilibrée afin notamment de limiter la fonte musculaire et réduire la fragilité osseuse. Pour évaluer le risque de chute associée à la perte de tonicité certains outils peuvent se révéler fort utiles comme par exemple le test Timed up & go qui permet, à l’aide d’une montre associée, de chronométrer un parcours simplifié de quelques mètres afin de détecter un déficit de mobilité. 

Dans la même veine, un certain nombre d’actions ciblées, parfois très prosaïques, permettent d’éviter le pire :  écarter les tapis trop glissants, bannir les escabeaux instables, penser aux semelles antidérapantes, augmenter la puissance de la lampe de l’escalier, poser un dispositif antichute au fond de sa douche ou sa baignoire, fixer une barre d’appui, etc... 

Assistance multiforme

S’il s’avère nécessaire d’aller plus loin encore dans la démarche préventive, il convient de se renseigner sur les multiples services spécifiquement conçus pour réduire les risques de chutes à domicile des seniors. 


Outre se doter d’un dispositif de téléalarme, on peut, si des travaux d’adaptation fonctionnels s’imposent, se tourner vers un ergothérapeute, hospitalier ou libéral, pour établir un diagnostic de son environnement domestique. 

A cet égard il est utile de savoir que certains organismes comme l’Anah (agence nationale de l’amélioration de l’habitat) ou la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) sont susceptibles, sous certaines conditions précises, de financer, partiellement ou totalement, des travaux d’adaptation du logement. 

On le voit, les pistes de la prévention sont larges et multiples. Et pour les explorer au mieux, il suffit de faire appel aux organismes et professionnels concernés : CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), CLIC (Centres Locaux d’Information et de Coordination), assistante sociale, etc... Ou de se tourner vers les services de conseils et d’accompagnement d’une mutuelle comme Harmonie Mutuelle qui a depuis toujours fait de la protection de l’assuré et de sa famille son cœur de métier.  

Le haut niveau de prise en charge des soins de santé fait que les autres risques sont mal connus et sous-estimés, explique Virginie Malnoy, Directrice Région Centre Ile et Haut de France chez Harmonie Mutuelle. 

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