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Santé : l'anti-plaquettaire Brilinta réduit le risque de mortalité cardiaque

Un médicament fabriqué en Grande-Bretagne réduit le risque d'infarctus de façon durable, selon une étude.

Des médicaments (illustration)
Des médicaments (illustration)
Crédit : AFP / JEAN-PIERRE MULLER
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'anti-caillot sanguin Brilinta du laboratoire britannique AstraZeneca, pris en combinaison avec de l'aspirine, réduit durablement le risque de mortalité cardiovasculaire chez des personnes ayant eu un infarctus, selon les résultats d'un essai clinique dévoilés ce samedi. Cet anti-plaquettaire, encore appelé Ticagrelor, n'a pas provoqué un taux inacceptable d'hémorragie grave, principal effet secondaire de ces médicaments, montre aussi cette l'étude présentée à la conférence annuelle de l'American College of Cardiology (ACC), qui se tient ce weekend à San Diego en Californie.

L'essai clinique, appelé PEGASUS et publié dans le New England Journal of Medicine, a été mené pendant 33 mois en moyenne sur plus de 21.000 personnes dans 31 pays, ayant eu une crise cardiaque un à trois ans avant et présentant un autre facteur de risque comme le diabète ou l'âge, accroissant la probabilité d'un autre infarctus ou d'accident vasculaire cérébral. Les participants ont été choisis au hasard pour prendre deux fois par jour 90 ou 60 milligrammes de Brilinta, ou un placebo, avec de l'aspirine.

Risque réduit de 15%

Les chercheurs ont constaté que l'anti-plaquettaire réduisait le risque d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral et de décès cardio-vasculaire de 15% avec la dose de 90 mg et de 16% avec 60 mg, comparativement au groupe du placebo. La dose de 90 mg est déjà autorisée par l'Agence américaine des médicaments (FDA) pour des malades souffrant d'une maladie coronarienne sévère. "L'efficacité a été virtuellement identique avec les deux doses", a dit le Dr Marc Sabatine, cardiologue au Women's Hospital et professeur à la faculté de médecine de l'Université de Harvard à Boston, principal responsable de cet essai clinique, dont les résultats préliminaires avaient été publiés en janvier.

"En outre, nous avons suivi ces patients un peu moins de trois ans en moyenne et nos courbes suggèrent que cet effet du Brilinta persiste", a-t-il poursuivi dans un communiqué. "Nous avons observé un accroissement des saignements, mais pas une augmentation excessive d'hémorragie mortelle ou dans le cerveau", a précisé le Dr Sabatine. Il a ajouté que le risque d'hémorragie avec le Brilinta augmentait de 2,5% comparé à 1% dans le groupe du placebo.

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AstraZeneca a financé l'essai clinique et versé des honoraires au Dr Sabatine, précise un communiqué de l'ACC. Le laboratoire britannique prédit que le Brilinta devrait générer 3,5 milliards de dollars de ventes annuelles d'ici 2023. Cette projection est basée sur l'utilisation accrue de ce médicament par des malades ayant eu un infarctus et pour traiter aussi les accidents vasculaires cérébraux. Commercialisé sous le nom de Brilique en Europe, le Brilinta a engrangé 476 millions de dollars de ventes en 2014. Son principal concurrent, le Plavix (clopidogrel) est désormais vendu en version générique vingt fois moins cher. Aux États-Unis, le Brilinta coûte 270 dollars par mois.

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