2 min de lecture

Jusqu'à 290.000 euros par employé en moyenne : la méga-prime de Samsung ravive le débat sur le partage des profits liés à l'intelligence artificielle

Un syndicat minoritaire de Samsung Electronics a saisi la justice sud-coréenne pour tenter de suspendre un accord salarial accordant des primes exceptionnelles aux salariés de la division des semi-conducteurs. Alors que certains employés pourraient toucher en moyenne 290.000 euros grâce au boom de l’intelligence artificielle, les salariés des autres divisions dénoncent un système jugé inégalitaire.

Le logo Samsung (Illustration)

Crédit : Jung Yeon-je / AFP

Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI, explique pourquoi l'intelligence artificielle "change la manière de travailler"

00:11:54

Le premier café géré par une intelligence artificielle vire au fiasco

00:02:06

Nos politiques délaissent complètement un sujet majeur : l'impact de l'intelligence artificielle sur le travail

00:02:30

Cinq millions d'emplois menacés par l'intelligence artificielle en France : comment s'y adapter ?

00:36:20

Révolution industrielle ou bulle financière : que nous réserve l'intelligence artificielle ? Avec la star de l'IA Yann Le Cun et le prix Nobel Philippe Aghion

00:53:25

AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Le compromis salarial conclu entre Samsung Electronics et son principal syndicat devait permettre d’éviter une longue grève susceptible de fragiliser l’économie sud-coréenne et les chaînes d’approvisionnement mondiales dans la tech. Approuvé mercredi 27 mai par les salariés, l’accord prévoit des bonus particulièrement généreux pour les employés de la division des semi-conducteurs.

Le texte prévoit le versement annuel de primes équivalant à 10,5% du bénéfice d’exploitation du département sous forme d’actions, auxquels s’ajoute 1,5% supplémentaire en espèces. Un système prévu pour dix ans et conditionné à des objectifs de performance ambitieux.

Grâce à l’explosion du marché de l’intelligence artificielle, qui a dopé la demande en puces mémoire utilisées dans les centres de données, quelque 78.000 salariés de cette branche pourraient percevoir en moyenne 509 millions de wons, soit environ 290.000 euros chacun cette année.

Les autres divisions dénoncent un traitement inégal

Cet accord a toutefois provoqué la colère d’une partie des employés du groupe. Les salariés des autres divisions, notamment ceux travaillant dans l’électroménager, devraient recevoir des avantages nettement plus modestes, estimés autour de 3.400 euros.

À lire aussi

Un syndicat minoritaire, qui revendique environ 13.000 adhérents, estime que cet écart est disproportionné. Dans un premier temps, l’organisation avait tenté de bloquer le vote sur l’accord devant la justice.

Après l’adoption du texte, le syndicat a finalement demandé au tribunal de suspendre son entrée en vigueur. "Nous avons modifié notre demande d’injonction", a expliqué à l’AFP l’avocat représentant le syndicat minoritaire.

Le boom de l’IA accentue les tensions sociales

Cette bataille salariale intervient alors que Samsung profite pleinement de l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Au premier trimestre, le bénéfice d’exploitation du groupe a bondi d’environ 750% sur un an.

Début mai, la capitalisation boursière de Samsung Electronics a dépassé les 1.000 milliards de dollars après une envolée d’environ 500% du titre sur un an.

En Corée du Sud, cette affaire alimente désormais un débat plus large sur le partage des profits liés à l'intelligence artificielle et nourrit les revendications syndicales dans plusieurs secteurs du pays.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée