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Sécurité routière : les médecins "ne sont pas des policiers", selon un spécialiste

INVITÉ RTL - La majorité des professionnels de santé estime devoir aider leurs patients à conduire en toute sécurité. Pour en parler, Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France.

Sécurité routière : Les médecins "ne sont pas des policiers", selon un spécialiste

Crédit : AFP / Éric Cabanis

Sécurité routière : les médecins "ne sont pas des policiers", selon un spécialiste

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Sécurité routière : Les médecins "ne sont pas des policiers", selon un spécialiste

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Stéphane Carpentier & Christelle Rebière & La rédaction numérique de RTL

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La sécurité routière est aussi une affaire des médecins. Selon une étude commandée par la prévention routière, les 3/4 des professionnels de santé estiment avoir un rôle à jouer. Prescription d’anxiolytiques qui peuvent faire dormir au volant, alcoolisme, perte de la vue avec l'âge... Ils peuvent conseiller les patients mais pas interdire les pratiques à risque. 

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, est sceptique sur le bien fondé de la mesure. "Les personnes âgées vont perdre leur autonomie si on commence à leur interdire de prendre le volant. Je pense qu'on pourrait mettre, pour rendre les gens prudents, un A pour "ancien", comme on le fait pour les apprentis" , explique-t-il. 

Une prévention déjà assurée

Le président de la Fédération des médecins note que de nombreuses mesures dans ce sens existent déjà. "Il y a toujours l'exemple de la personne âgée ou alcoolisée qui a pris l'autoroute à contre-sens mais on voit beaucoup plus d'accidents chez les jeunes qui sortent de boîte" , explique-t-il.

Jean-Paul Hamon insiste aussi sur le fait que les médecins alertent déjà leurs patients des conduites à risque. "Quand on prescrit un anxiolytique (...), on prévient les gens et ils demandent spontanément s'ils peuvent conduire. De toute façon, c'est écrit en gros sur la boîte. Il y a un triangle qui dit qu'on doit se méfier. Les patients lisent aussi de plus en plus les prospectus" , souligne le spécialiste. 

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