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"On a déjà nos petits problèmes de santé" : des habitants d'une commune d'Indre-et-Loire inquiets face au retour de deux passagers exposés à l'hantavirus

Deux passagers français du MV Hondius, navire sur lequel se sont déclarés plusieurs cas d'hantavirus, souhaitent revenir se confiner dans leur village de Marray, en Indre-et-Loire.

Un masque de protection N95

Crédit : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Indre-et-Loire : les habitants inquiets face au retour d'un couple de passagers exposés à l'hantavirus

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Sacha Dubesset - édité par Alexis Lalemant

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Cinq ressortissants français, passagers du MV Hondius, ont été rapatriés ce dimanche 10 mai, à Paris, après avoir été exposés à l'hantavirus lors de leur croisière censée relier Ushuïa (Argentine) au Cap-Vert (Afrique du Sud).


Actuellement isolés au sein de l'hôpital Bichat pour une durée minimale de 15 jours, et "jusqu'à nouvel ordre" d'après la ministre de la Santé Stéphanie Rist, deux de ces passagers souhaiteraient à terme pouvoir revenir effectuer leur isolement au sein de leur commune de Marray, en Indre-et-Loire.

Sur place, certains habitants commencent à se questionner sur la sécurité entourant cette hypothétique arrivée des deux riverains. Pour en savoir plus sur les risques que représente ce virus, les Marraysiens se tournent vers l'un des seuls professionnels de santé aux alentours, une pharmacie située à dix kilomètres de la petite commune. 

Des risques "minimes"

Samedi, Nathalie, qui travaille au sein de l'officine, a été surprise lorsqu'un client lui a posé des questions sur le virus. "Il voulait savoir s'il y avait des risques que le virus se propage. Je lui ai dit que du coup les risques étaient minimes puisque les patients sont sous surveillance. Je pense qu'on en aura plusieurs qui vont se poser des questions et donc c'est vrai que ça risque d'arriver de plus en plus si l'information se propage", décrit-elle.

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Au même moment, Daniel, sort de la pharmacie. Il habite à quelques kilomètres de Marray et craint l'arrivée des deux passagers du bateau dans la commune. Il explique qu'il ne veut "pas trop" voir les deux passagers effectuer leur isolement dans le secteur. "On a déjà nos petits problèmes de santé, donc on ne veut pas en rajouter encore. Et puis bon, là, c'est quand même un virus qui est mortel. Donc il faut en avoir peur, je pense", avance l'Indréloirien.

Dans les prochains jours, une association de professionnels de santé, médecins, pharmaciens ou encore aides-soignants officiant dans les environs vont se réunir dans le but de renseigner, et rassurer, au mieux les habitants résidant aux alentours de Marray.

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