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À partir de la rentrée 2026, les protections périodiques réutilisables seront remboursées pour 6,7 millions de femmes

Adoptée il y a trois ans, la gratuité des protections intimes pour les femmes de moins de 26 ans et les plus précaires à partir de la prochaine rentrée universitaire a été entérinée ce jeudi 16 avril par le gouvernement. Au total, cette mesure va concerner 6,7 millions de personnes.

Une cup, aussi appelée "coupe menstruelle" (image d'illustration)/

Crédit : Veronica SANCHIS BENCOMO / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Du nouveau pour le portefeuille des femmes. Ce jeudi 16 avril 2026, le gouvernement a annoncé que le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans et les plus précaires (qui bénéficient de la complémentaire santé solidaire) sera effectif à la prochaine rentrée universitaire.

Très attendue, cette mesure adoptée il y a trois ans va concerner 6,7 millions de personnes, précise un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l'Égalité femmes-hommes, qui souhaitent ainsi "lutter contre la précarité menstruelle", "soutenir le pouvoir d'achat" et "encourager l'usage de produits réutilisables". Cette mesure s'appliquera aux produits qui seront commercialisés dans les pharmacies

"La précarité menstruelle n'est pas une fatalité : c'est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination", a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans le communiqué. "Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c'est une question de santé et de dignité", a souligné la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé.

Une mesure qui a pris du retard

Le budget 2024 de la Sécurité sociale, adopté fin 2023, prévoyait le remboursement de protections menstruelles réutilisables (culottes et coupes) pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d'âge. 

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La mesure n'avait toutefois pas été mise en œuvre, en l'absence de la publication du décret d'application, suscitant la colère et l'incompréhension d'associations féministes et de fabricants de protections durables. Interrogée l'an dernier à l'Assemblée nationale sur ce sujet, Aurore Bergé avait alors reconnu un "retard (...) pas acceptable" et avait affirmé que les engagements seraient tenus "avant la fin de l'année" 2025. 

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