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Cancer du pape Léon XIV : pourquoi les non-fumeurs peuvent eux aussi être touchés

Le pape Léon XIV a été opéré le 13 octobre d'un nodule pulmonaire cancéreux. Jimmy Mohamed explique les causes et les traitements du cancer de poumon.

Le pape Léon XIV lors de sa visite à la Maison Bakhita, samedi 26 septembre, à Paris.

Crédit : Alberto PIZZOLI / POOL / AFP

Comment expliquer que le Pape développe un cancer du poumon ?

00:03:36

Comment expliquer que le Pape développe un cancer du poumon ?

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Jimmy Mohamed - édité par La rédaction numérique de RTL

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Le pape a été opéré d'un nodule pulmonaire cancéreux mardi 12 octobre, or, le pape Léon XIV n'a pas de passé de fumeur. Le souverain pontife suit désormais une "évolution postopératoire normale". La première chose à faire est de s'assurer qu'il s'agit d'un cancer primitif du poumon et non de métastases, dont le pronostic est plutôt mauvais. Par exemple, il est possible d'avoir un cancer de la prostate avec des cellules qui circulent dans l'ensemble du corps et donnent ensuite un cancer du poumon.

Il existe deux types de cancer du poumon. Ceux dits à petites cellules, très agressifs, qui sont les moins fréquents. Le cancer du pape est plus courant et a heureusement de bons pronostics. La cause numéro une de tous ces types est évidemment le tabac, mais dans 10 à 20% du temps, des cancers du poumon se développent chez des patients non-fumeurs. Dans ce cas, on trouve différents facteurs de risque. 

Du tabac au gaz toxique

La première cause est le tabagisme passif, que le pape peut avoir subi. Les expositions professionnelles à l'amiante existent également, tout comme la pollution. Un autre facteur de risque est assez important mais plutôt méconnu : le gaz radioactif radon présent de manière naturelle dans les sols et qui s'évapore à l'extérieur. Il peut s'accumuler dans les maisons, et représente un facteur majeur de cancer du poumon. 

Lors de l'opération de Léon XIV, tout un lobe du poumon lui a été retiré. La bonne nouvelle est que le cancer est localisé, à un stade où on peut retirer la tumeur. Mais alors, pourquoi ne pas juste retirer la tumeur, si le nodule ne fait que quelques millimètres ? Il y a trois lobes sur le poumon droit, et deux à gauche. Or, si on ne retire que la tumeur, il est possible qu'à l'échelle microscopique des toutes petites cellules aient envahi le tissu pulmonaire, soit passées dans les voies respiratoires et dans le système lymphatique responsables de récidive. Il est donc plus sûr de retirer tout le lobe plutôt que la tumeur localisée, afin d'avoir plus de chances de guérison. À ce stade, le pourcentage de survie est de 80 à 90% à cinq ans, soit de bons pronostics. 

Le pape a de bonnes chances de guérison

La suite du traitement avec un lobe de poumon en moins dépend de l'état respiratoire préalable. Apparemment, le pape était plutôt sportif et en bonne santé. La suite dépendra donc des résultats de la pièce récupérée au bloc opératoire. Est-ce que des ganglions ont été envahis ? Est-ce que le cancer est vraiment localisé ? Soit le pape est considéré comme guéri et il sera surveillé plusieurs années, soit il suivra de la chimiothérapie, de la radiothérapie, de nouveaux traitements comme l'immunothérapie ou encore des thérapies ciblées. 

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Il faut savoir que même si votre tumeur n'a pas pu être opérée, cela ne veut pas dire que vous êtes condamné, car de nombreux nouveaux traitements existent.

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