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Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres à Paris, le 25 mars 2026.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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Mea culpa. En évoquant, le mardi 24 mars devant l'Assemblée nationale, "un nouveau choc pétrolier", Roland Lescure a ravivé le spectre des grandes crises énergétiques, dans un contexte international marqué par la guerre au Moyen-Orient.
Une déclaration largement reprise et commentée, qui a mis en lumière l'inquiétude croissante autour des approvisionnements mondiaux, notamment en raison des risques pesant sur le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour une part essentielle du pétrole mondial.
Face aux réactions, le ministre de l'Économie a tenu à préciser ses propos ce mercredi 25 mars. Il a ainsi déclaré "regretter" l'usage de l'expression, affirmant qu'elle concernait "la situation internationale et en aucun cas la situation française". "Je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française", a-t-il insisté.
Dans le détail, Roland Lescure a cherché à rassurer sur la solidité du système énergétique national. Selon lui, la France est "mieux préparée" et "moins exposée" que ses voisins européens, et plus encore que certains pays asiatiques directement touchés par d'éventuelles ruptures d'approvisionnement.
"Ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement", a-t-il précisé, avant d'ajouter : "Heureusement, on n'en est pas là en France".
Dans les faits, le gouvernement assure que la situation reste maîtrisée. Pour répondre à des tensions localisées, l'État a "libéré de manière très ponctuelle 250.000 barils" issus des stocks stratégiques, afin d'éviter toute rupture dans certaines zones.
"On n'a aucun problème d'approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l'essence", a insisté le ministre. Selon les données communiquées par l'exécutif, 97% des stations-service fonctionnent normalement, sans rupture d'au moins un carburant.
Reste que l'alerte initiale n'était pas anodine. Devant les députés, Roland Lescure avait prévenu : "Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie, et être au fond d'une nature plus systémique".
Une analyse partagée par de nombreux observateurs, alors que la volatilité des prix du pétrole et les incertitudes géopolitiques continuent de peser sur les marchés et donc, par ricochet, sur les prix à la pompe.
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