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Visas pour les Algériens : Bardella et Retailleau dénoncent la hausse envisagée par Paris

La perspective d’une hausse des visas accordés aux Algériens, évoquée par l’ambassadeur de France à Alger, relance les tensions politiques en France. Jordan Bardella, Éric Ciotti et Bruno Retailleau dénoncent un recul de Paris dans un contexte de crise diplomatique entre la France et l’Algérie.

Jordan Bardella et Bruno Retailleau

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Jordan Bardella a dénoncé, ce vendredi 17 juillet, une "capitulation", et Bruno Retailleau un "renoncement", après que l'ambassadeur de France en Algérie a évoqué une "hausse" du nombre de visas délivrés aux Algériens pour "revenir probablement" au niveau d'avant-crise entre les deux pays, soit 250.000 par an. 

Tout est parti d'un entretien filmé diffusé, mercredi, par le média Tout sur l'Algérie, avec l'ambassadeur Stéphane Romatet, revenu à Alger début mai, un an après avoir été rappelé à Paris. Un retour avec une feuille de route claire, notamment sur la question sensible des visas: "Avant la crise, nous (en) délivrions à peu près 250.000 par an. Ce chiffre a chuté, et notre objectif c'est de faire en sorte (...) que ce chiffre puisse redémarrer à la hausse et revenir probablement au niveau qui était celui antérieur à la crise", a-t-il déclaré. 

"Des renoncements"

Cet "objectif" affiché est justifié par la volonté de "préserver les liens humains" entre les deux pays, afin que "la population ne subisse pas les conséquences" des tensions diplomatiques, a-t-il expliqué. Ces déclarations ont vivement fait réagir les tenants français d'une ligne dure à l'égard d'Alger, à commencer par Jordan Bardella. 

Le président du Rassemblement national a dénoncé sur X une "capitulation du macronisme face au régime algérien (...) malgré les provocations et la détention d'un journaliste français", Christophe Gleizes, emprisonné depuis plus d'un an. Son allié Éric Ciotti a renchéri dans la foulée, dénonçant "une capitulation, une humiliation, une trahison". 

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Même tonalité chez le patron des Républicains, Bruno Retailleau, ex-ministre de l'Intérieur adepte du bras de fer avec Alger, qui a dit sa "tristesse de voir notre diplomatie contrainte de courber la tête à cause des renoncements du président de la République devant le régime algérien". 


Son bras droit François-Xavier Bellamy a même estimé que la diplomatie française "est otage d'un président (Emmanuel Macron) qui semble déterminé à envoyer jusqu'au bout des preuves de soumission volontaire". 

L'expulsion réciproque d'une douzaine de diplomates

Une crise profonde avait éclaté à l'été 2024 entre la France et l'Algérie lorsque Paris a apporté son soutien à un plan d'autonomie sous "souveraineté marocaine" pour le territoire disputé du Sahara occidental. L'Algérie, qui soutient les indépendantistes du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur en France. 

La crise s'était aggravée avec l'arrestation en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal (gracié et libéré en novembre 2025), puis la mise en examen en avril 2025 d'un agent consulaire algérien accusé d'être impliqué dans l'enlèvement en France d'un influenceur algérien, Amir DZ. 

Cette affaire avait conduit à l'expulsion réciproque d'une douzaine de diplomates et agents consulaires et au rappel de l'ambassadeur Romatet. 

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