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Une manifestation le 17 octobre 2026 place de la République à Paris
Crédit : Arthur Pereira/RTL
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L'acte 3 de la mobilisation contre la vie chère risque bien de concentrer une grande partie de l'attention d'un pays ce samedi 31 octobre. En parallèle de la fête d'Halloween, une importante vague de manifestants est ainsi attendue dans les rues de plusieurs grandes villes françaises en cette dernière journée d'octobre, à l'appel des Gilets jaunes et de l'intersyndicale étudiante et professionnelle.
"Il y a une colère dans ce pays. Elle monte dans les lycées et dans les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs et sur les lieux de travail. Et cette colère n'est pas entendue", martèle ainsi "17octobregiletjaune.net", l'un des sites internet du mouvement des Gilets jaunes qui appellent à différentes formes de mobilisations pour ce nouvel acte.
Pour ce samedi, le mouvement recense 598 mobilisations sur une carte interactive, entre casserolades, sittings et manifestations.
Pour cette troisième journée de manifestation, l'exécutif anticipe un "risque très élevé de trouble à l'ordre public".
"Des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre sont anticipés tout au long de la journée" de samedi et "à partir de la tombée de la nuit", a prévenu vendredi l'entourage de Laurent Nuñez auprès de l'AFP, évoquant une journée de mobilisation à "haut risque".
"Des velléités de dégradations et de tentatives de pillages sont à craindre", a-t-on ajouté de même source, en insistant sur le fait que la journée de samedi était "identifiée comme présentant des risques très importants de troubles à l'ordre public".
A ce stade, selon la source proche du ministre, "150 défilés" ont été dénombrés pour samedi et consigne a été donnée aux préfets d'éviter les centres-villes. Les autorités s'inquiètent en outre pour la fin de la journée : "Des appels à rassemblements non déclarés ont fleuri notamment sur les réseaux sociaux, alimentés par les comptes proches de la mouvance d'ultragauche notamment".
Dans la capitale, le mouvement populaire avait espéré pouvoir effectuer une déambulation au départ de la place de la Bastille à 14 heures, avant que la préfecture de police ne retoque la demande en proposant un itinéraire alternatif en bordure de Paris intra-muros, entre la porte de Bagnolet et celle de Charenton.
Mais coup de théâtre en fin de journée de ce vendredi 30 octobre, le tribunal administratif de Paris a suspendu l'interdiction de la préfecture de police, laissant ainsi le loisir aux organisations de maintenir le parcours Bastille-Nation.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, quelques minutes après la décision rendue par le tribunal, a annoncé que la préfecture de police allait faire appel de la décision. C'est désormais au conseil d'Etat de se prononcer sur la tenue, ou non, du parcours dans le centre de la capitale.
En dépit de cet imbroglio, les autorités ont d'ores et déjà instauré des mesures de sécurité, notamment en instaurant la fermeture de 40 stations de métro à Paris.
Pour faire face aux risques de débordements, quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour la journée du 24 octobre qui n'avait pas donné lieu à des incidents majeurs, contrairement à celle du 17 octobre.
À Lyon, la préfecture a donné son feu vert à un défilé hors de l'hyper-centre où un bâtiment de l'office du tourisme avait été incendié le 17 octobre. Les organisateurs (Solidaires, CNT et Unef) "se sont engagés à augmenter leur service d'ordre", a noté la préfecture.
Elle a instauré un couvre-feu sur la presqu'île commerçante pour les mineurs non accompagnés, du samedi à 23 heures au dimanche 6 heures du matin, en raison "des risques de débordements" après des "appels à la mobilisation qui circulent sur les réseaux sociaux et qui font référence à la fête d'Halloween".
À Toulouse, aucune manifestation n'ayant été déclarée, la préfecture estime qu'"il n'y a pas de rassemblement possible à Toulouse", alors que plusieurs appels à manifester circulent sur les réseaux sociaux, dont un à 14 heures place Jean-Jaurès, dans le centre de la ville rose.
À Marseille, là aussi, seuls les rassemblements "déclarés" seront autorisés. Le préfet Jacques Witowski a jugé "totalement irresponsables" certains appels à rassemblement.
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