3 min de lecture Manuel Valls

VIDÉOS - Manuel Valls sur TF1 : ce qu'il faut retenir de l'intervention du Premier ministre

Le Premier ministre, invité du journal de TF1, s'oppose à la proposition soutenue par Nicolas Sarkozy, visant à supprimer l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière.

Manuel Valls le 23 juin 2015.
Manuel Valls le 23 juin 2015. Crédit : DANIEL ROLAND / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Manuel Valls s'est exprimé dans le journal de 20 heures de TF1, mercredi 16 septembre. Le Premier ministre a balayé l'actualité, en évoquant en particulier la crise migratoire qui frappe l'Europe. Il est également revenu sur les inquiétudes du patronat vis-à-vis du pacte de responsabilité, sur les prévisions de croissance pour l'année 2016 et aussi sur l'action militaire engagée par l'armée française face à l'État islamique en Syrie.

L'aide médicale d'État maintenue

Il n'y aura pas de suppression de l'aide médicale d'État (AME), malgré l'afflux de réfugiés en France. Le Premier ministre d'un gouvernement qui "doit incarner l'ordre et l'autorité" a en effet affirmé sa volonté de conserver ce dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière sur le territoire français de bénéficier d'un accès aux soins. "Je ne veux pas opposer telle ou telle catégorie (de personnes). L'AME n'a pas été supprimée par le passé", a-t-il fait expliqué en précisant que la supprimer "coûterait plus cher".

Manuel Valls s'oppose donc à Nicolas Sarkozy sur ce sujet. Le président du parti Les Républicains a récemment soutenu cette proposition, qu'il souhaite faire valider auprès de ses adhérents. "L'aide médicale d'État, qui coûtera cette année près d'un milliard d'euros, doit être supprimée et remplacée par la seule prise en charge des urgences médicales", avait indiqué dans les colonnes du Figaro.

Le pacte de responsabilité sera respecté

Afin de boucler le budget de l'année prochain, Bercy a décidé de repousser de trois mois l'application des baisses de cotisations prévues sur les salaires entre 1,6 et 3,5 Smic. Une mesure prévue dans le pacte de responsabilité. Le Medef a alors dénoncé un "mauvais coup porté à l'économie".

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Mais "ce pacte sera totalement respecté", affirme Manuel Valls en réponse au patronat. "Pourquoi il y a eu ce décalage ? Nous avions besoin d'un milliard parce qu'au mois de juin, nous avons annoncé un plan de soutien supplémentaire pour les petites et moyennes entreprises", a-t-il lancé en précisant que "les 40 milliards" engagés depuis 2014 sur trois ans "sont là". En retour, il demande aux entreprise "qu'on investisse désormais, puisqu'on retrouvé des marges, qu'on forme les salariés et qu'on embauche".

Optimisme pour la croissance en 2016

Le Premier ministre l'assure : la croissance de l'année prochaine atteindra 1,5%. Cette prévision, annoncée depuis plusieurs semaines par le gouvernement, vient d'être revu à la baisse par l'OCDE, qui table sur 1,4%. Mais Manuel Valls est confiant : "Nous avons toujours été prudents (...) Je pense que ce chiffre est sérieux et raisonnable. C'est important car c'est à partir de 1,5% qu'on créé de l'emploi".

Quant à cette année 2015, l'estimation à 1% devrait être respectée. "C'est sans doute ce que nous allons constater", a déclaré Manuel Valls.

En Syrie, la France agit en "légitime défense"

Quelques jours après les premiers vols de reconnaissance d'avions militaires français au-dessus de la Syrie, en vue d'éventuelles frappes aériennes contre l'État islamique, Manuel Valls a affirmé que la France souhaite "agir en légitime défense". "Il y a en Syrie, nous le savons, la préparation et l'organisation d'attentats contre notre sol. (...) Il faut continuer à viser cette organisation terroriste qui nous attaque".

Selon lui, cette intervention militaire ne doit pas être un prétexte pour réhabiliter Bachar Al-Assad, avec qui les relations diplomatiques sont toujours rompues. Il ne faut ainsi "rien faire qui puisse consolider" son régime, qui serait "responsable de la situation", "de la mort de centaines de milliers de personnes", "du surgissement de Daesh", et enfin de "l'exode de son peuple vers l'Europe".

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