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"Verrouiller la BCE" : Mélenchon et Tanguy accusent Macron d'être derrière le départ de Lagarde

Depuis plusieurs mois, les critiques du RN et de LFI reviennent régulièrement à l'encontre d'Emmanuel Macron, accusé de verrouiller une partie du pouvoir avant son départ de l'Élysée.

Jean-Luc Mélenchon, le 30 janvier 2026

Crédit : Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Jean-Luc Mélenchon comme Jean-Philippe Tanguy ont vertement réagi jeudi à l'annonce du départ anticipé de Christine Lagarde de la tête de la Banque centrale européenne (BCE), accusant Emmanuel Macron d'être à la manoeuvre.

"Après le départ du gouverneur de la Banque de France avant terme pour permettre à Macron de nommer son assistant, voici le départ annoncé de Christine Lagarde" pour "permettre à Macron de négocier avec le chancelier la prochaine nomination", a affirmé sur X le candidat insoumis à la présidentielle, tandis que le député RN voit là une "dérive illibérale" de "Macron et du Système".

Pour Jean-Philippe Tanguy, le président de la République serait en train de "verrouiller" la BCE, "après avoir placé Emmanuel Moulin à la Banque de France et Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes". "Reste-t-il encore des forces démocratiques en dehors du RN et de l'UDR (le parti d'Eric Ciotti, ndlr) pour s'opposer à ces forfaitures ?", s'est interrogé le lieutenant de Marine Le Pen. 

"Leur but est-il de nous convaincre que l'Europe est devenue aussi irrespectueuse des votes du peuple français que le croit Macron ?", formule quant à lui Jean-Luc Mélenchon.

Christine Lagarde a déclaré jeudi quitter prématurément la tête de la Banque centrale européenne pour "avoir la liberté de parole, la liberté d'expression et la liberté de m'engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire", à quelques mois de l'élection présidentielle en France.

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En quittant son poste dès février prochain, Christine Lagarde ouvre la possibilité au président français sortant Emmanuel Macron de participer à la désignation de son successeur avant l'élection française des 18 avril et 2 mai, tandis que les sondages donnent actuellement Marine Le Pen parmi les favorites pour le scrutin.

Depuis plusieurs mois, les critiques du RN et de LFI reviennent régulièrement à l'encontre d'Emmanuel Macron, à qui ils reprochent de nommer des proches ou d'anciens collaborateurs à la tête d'institution avant son départ de l'Elysée, façon selon ses adversaires de "verrouiller" une partie du pouvoir.

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