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"Totalitaire et complotiste" : la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s'en prend à Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou et fustige le rapport de LFI à la presse

Elle s'exprime après que Jean-Luc Mélenchon a critiqué avec virulence le traitement médiatique réservé à la mort du militant nationaliste Quentin Deranque et les mises en cause de son mouvement qui ont suivi, lors d'une conférence de presse "réservée aux médias numériques alternatifs".

Maud Bregeon, le 19 novembre 2025

Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Elle dénonce une attitude "extrêmement grave" à l'égard des journalistes. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié de "totalitaire et complotiste" le rapport de LFI à la presse, après notamment l'organisation d'une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon excluant les médias traditionnels.

"Quand Jean-Luc Mélenchon assume de trier les médias, de trier les journalistes et d'exclure sciemment la presse traditionnelle d'une conférence de presse en expliquant que la ligne éditoriale qui serait tenue ne leur correspond pas, (...) c'est extrêmement grave", a-t-elle accusé lors de son traditionnel point organisé à l'issue du Conseil des ministres, ce mercredi 25 février.

"Quand madame Chikirou qualifie les journalistes d''agents' et de 'nazis aux petits pieds', c'est absolument ignoble", a poursuivi Maud Bregeon. "Qu'en démocratie on puisse à ce point piétiner le travail des journalistes, ostraciser une large partie de la presse, (...) c'est profondément inquiétant."

Une conférence de presse "réservée aux médias numériques alternatifs"

La porte-parole du gouvernement réagit ainsi après que Jean-Luc Mélenchon a critiqué avec virulence lundi le traitement médiatique réservé à la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque et les mises en cause de son mouvement qui ont suivi. Le leader de La France insoumise
s'exprimait lors d'une conférence de presse "réservée aux médias numériques alternatifs". "Nous invitons qui nous voulons", assumait-il.

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Un choix critiqué par Reporters sans frontière. L'ONG a estimé mardi que Jean-Luc Mélenchon porte "atteinte au droit à l'information des citoyens" en voulant choisir les journalistes qui suivent ses conférences de presse. "Quels que soient les griefs contre tel ou tel média formulés par M. Mélenchon, une seule boussole doit prévaloir: celle du journalisme - son honnêteté, son indépendance, son pluralisme", a prôné son directeur général Thibaut Bruttin.

De son côté, Sophia Chikirou, candidate LFI aux municipales à Paris, s'est lancé dans une violente diatribe à l'encontre des médias lors d'une réunion publique dont un extrait circule ces derniers jours sur les réseaux sociaux. "Virez les fascistes des médias parce qu’on n’en peut plus des laquais, des fascistes sur les plateaux télé", avait-elle clamé. "Vous n'êtes pas journaliste, vous n’avez rien de journaliste, rendez la carte. Vous êtes des petits agents. C’est ce que Simone Veil appelait les 'nazis à petits pieds'."

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