2 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : en quoi consistent les "tests de radicalisation" proposés par Geoffroy Didier

INTERVIEW - Différentes questions seront posées aux élèves soupçonnés d'être en cours de radicalisation.

La cour de récréation d'un lycée (illustration).
La cour de récréation d'un lycée (illustration). Crédit : FRANK PERRY / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Une mineur de 16 ans se disant prête à commettre un attentat a été mise en examen, lundi 8 août, pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et "provocation à la commission d'actes de terrorisme par un moyen de communication en ligne". Décrite comme étant "très radicalisée", la jeune fille était administratrice d'un groupe sur l'application de messagerie Telegram

Afin de lutter contre la radicalisation des adolescents, le candidat à la primaire Les Républicains, Geoffroy Didier, souhaite mettre en place des "tests de radicalisation" dans les collèges et les lycées. Ils prendraient la forme d'entretien, accompagné d'un membre de la communauté éducative, comme un psychologue. Contacté par RTL.fr, le candidat explique que "la majorité des attentats récents ont été commis par des jeunes qui sont allés à l'école en France". D'où la nécessité d'agir à titre préventif.  

Des entretiens avec un psychologue

Comment se dérouleraient ces tests de radicalisation ? "Il prendrait la forme d'un entretien entre l'élève et un psychologue de la communauté éducative". Différentes questions seraient ainsi posées à l'élève : "Refusez-vous des activités sportives sous prétexte qu'elles sont mixtes ? Comment qualifiez-vous les récents attentats en France ? Que pensez-vous du jihad ? Consultez-vous ou avez-vous déjà consulté des vidéos ou sites appelant au jihad?, explique Geoffroy Didier. Les psychologues pourront ainsi se baser sur les signes de radicalisation détaillés dans le site du gouvernement stop-djiadisme.gouv.fr.

Dans le cas où l'élève refuse l'entretien ou qu'il est décrit comme étant radicalisé, "les parents de l'adolescent mineur seraient informés. C'est alors qu'un suivi psychologique et éducatif pourra être enclenché", explique le vice-président du conseil régional d'Île-de-France. À partir de cet instant, un suivi minutieux est mis en place : "L'élève serait ensuite convoqué régulièrement. Le proviseur pourra en fonction du degré de radicalisation de l'adolescent interpeller les services d'assistance à l'enfance, un signalement à la police, à la gendarmerie et à l'autorité judiciaire". Geoffroy Didier précise néanmoins que "la recette miracle n'existe pas" et reconnaît que ces tests doivent s'adapter au cas par cas, afin de maximiser leur efficacité. 

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