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"Son silence interroge" : s'il reconnaît qu'Emmanuel Macron n'est "pas raciste", le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko juge sur RTL que sa réaction a été trop tardive

Invité sur RTL, le maire LFI de Saint-Denis Pierrefitte s'est exprimé mercredi 15 avril au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, qu'il a remercié de son soutien, bien que tardif, face aux attaques racistes dont il a été la cible.

Sur RTL, Bally Bagayoko le 15 avril 2026.

Crédit : RTL

Thomas Sotto & Gabriel Joly

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Visé par des attaques racistes, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko s'est exprimé sur RTL mercredi 15 avril au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, qui lui a, selon lui, assuré de son "soutien total" face à des attaques racistes. "Le président a été très chaleureux, a bien précisé qu'il avait un soutien total face aux actes dont j'ai été victime et que je pouvais compter sur lui pour pouvoir agir sans relâche sur ces questions", explique-t-il.

"Cela m'a rassuré. Par rapport aux propos initiaux qui ont été les miens, il était important que le président de la République précise sa pensée, sur le sujet, à un instant précis", ajoute l'édile, cible notamment de propos polémiques sur CNews après son élection dès le premier tour des municipales.

Invité de M6 il y a dix jours, il avait jugé qu'il était "extrêmement scandaleux d'avoir ce genre de situation" et assurait ne pas comprendre l’absence de prise de parole du chef de l’État, dont il avait dénoncé "un réflexe clanique". "Dans une séquence particulière comme celle-ci, il aurait dû réagir. Cette réaction était attendue par la population. Je ne dis pas qu'il est raciste, je dis que son silence interroge", martèle-t-il toujours mercredi.

"Je souhaite que, sur des sujets aussi importants, le fonctionnement de l'État soit aussi réactif"

"Je ne regrette pas, je suis issu des quartiers populaires et il y a toujours un traitement particulier. Ma réaction attendue était celle du président de la République. Je souhaite que, sur des sujets aussi importants, le fonctionnement de l'État soit aussi réactif", dit Bally Bagayoko, alors son projet de désarmement de la police municipale avait par exemple été particulièrement commenté au sein de la classe politique.

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Bally Bagayoko a annoncé avoir profité de l'occasion pour lui remettre "un T-shirt 'Stop au racisme', qui fait écho au rassemblement tenu début avril" à Saint-Denis, où plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées à son appel. Dans un courrier qu'il a transmis au chef de l'État, l'insoumis l'a invité à une marche républicaine contre le racisme prévue le 3 mai à Paris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion", au lendemain du dépôt de plainte du nouveau maire.

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