2 min de lecture Élections sénatoriales

Sénatoriales 2014 : "nouvel uppercut" pour Hollande, "renforcement institutionnel" du FN, selon la presse

Les élections sénatoriales marquent le "renforcement institutionnel du Front national" selon la presse française, et un nouveau revers pour François Hollande.

Le Sénat.
Le Sénat. Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les élections sénatoriales ont infligé un "nouvel uppercut" au président François Hollande et marqué l'entrée "symbolique" au Palais du Luxembourg du Front national, qui voit ainsi renforcée sa présence "institutionnelle", commentent ce lundi les éditorialistes.

"Troisième revers pour le pouvoir en quelques mois. 2014 aura été son annus horribilis", écrit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Après les municipales et les européennes, la gauche vient de subir un nouveau "long dimanche de dé-fiançailles avec ses électeurs, qu'ils soient 'grands' ou normaux", analyse Bruno Dive dans Sud-Ouest.

"Chasse gardée de la droite"

Aucune surprise dans ce retour de la Haute Assemblée dans le giron de la droite, insistent les commentateurs de la presse quotidienne. "La présidence de gauche n'aura été qu'une courte parenthèse, trois petites années, dans cette chasse gardée de la droite", relève Patrice Chabanet.

Pour Patrick Apel-Muller de L'Humanité, "la défaite était attendue après la sévère sanction des municipales" mais "elle a tourné hier à la Berezina". "La droite ramasse le Sénat comme le fruit tombé de trop de trahisons, d'infinies déceptions et de sourdes colères", estime l'éditorialiste du journal communiste.

C'est long, douloureux et au final, c'est aussi la France qui titube

Raymond Couraud dans "l'Alsace"
Partager la citation
À lire aussi
Sénatoriales en Alabama : pourquoi la défaite républicaine est une claque pour Trump États-Unis
Alabama : pourquoi la défaite républicaine est une claque pour Donald Trump

"La France vire a droite non pas parce que l'UMP symbolise l'espoir mais parce que le PS, en vingt-neuf mois, a fait la preuve de son imperitie", cingle Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro. "Le punching-ball élyséen encaisse un nouvel uppercut en espérant tenir jusqu'à l'ultime round de 2017. C'est long, douloureux et au final, c'est aussi la France qui titube", ajoute Raymond Couraud dans L'Alsace.

Le FN au Sénat

Mais "plus que cette alternance assez classique, on retiendra que deux Front national entrent au Sénat", souligne Michel Urvoy. L'éditorialiste d'Ouest-France estime que "ce n'est pas illogique pour une formation qui pèse un quart de l'opinion".

Les Dernières Nouvelles d'Alsace, sous la plume de Didier Rose estime que "l'extrême droite gagne une nouvelle chambre d'écho pour ses thèses". "Après les municipales et les européennes, la répétition des scrutins confirme le renforcement 'institutionnel' du FN", renchérit Jacques Camus dans La Montagne/Centre France.

Pour Michel Urvoy (Ouest-France), "la vraie nouveauté réside dans le fait que les élus des élus, dont on peut penser qu'ils n'agissent pas sur un coup de tête protestataire, votent aussi FN et valident ainsi la stratégie de Marine Le Pen".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Élections sénatoriales Médias François Hollande
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants