3 min de lecture Présidentielle 2017

Sciences Po ressort les copies d'Emmanuel Macron

Considéré comme un "élève brillant" et doté de "qualités intellectuelles hors du commun", le nouveau président a laissé un bon souvenir de son passage sur les bancs de l'école parisienne.

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Sciences Po ressort les copies d'Emmanuel Macron Crédit Image : THOMAS SAMSON / POOL / AFP | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Ce sont des copies qui ont déjà 17 ans et c'est Sciences Po qui a décidé de les exhumer sur son site internet. La prestigieuse école parisienne ressort de ses archives le dossier scolaire d'un de ses anciens élèves, Emmanuel Jean-Michel Fédéric Macron. On revoit ses copies et on guette le moindre indice comme un signe de son futur destin présidentiel, à commencer par le choix de la filière. En troisième année, il choisit la section "service public". Il obtient la meilleure note de sa conférence en "économie approfondie", "enjeux politiques" et "finances publiques". "Étudiant  brillant", "doté d’une pensée originale et construite" et d’une "grande maturité" disent ses profs. "C'était mon meilleur élève", se souvient Ali Baddou qui fut l'un de ses enseignants.

Dans la marge de certaines copies, on peut aussi lire "trop long" ou alors "tendance à être trop certain". Mais c’est probablement l’appréciation de son prof en histoire et droit des États qui anticipe le mieux le potentiel du jeune Macron : "Beaucoup d’intelligence et d’élégance morale, une vraie générosité. Des qualités intellectuelles hors du commun". Titre de cet enseignement où l’étudiant excelle : "L’État en France et sa réforme".

L'enjeu des législatives

Et c'est maintenant que tout commence. C'est d'ailleurs le titre du journal La Croix ce matin, qui met en une comme la plupart des journaux la photo de François Hollande prenant son successeur par le bras lors des cérémonies du 8-Mai. Pas de répit pour le nouveau président. "Le voilà engagé dans la bataille des législatives avec pour enjeu d'éviter une Assemblée ingouvernable", estime la presse. "Emmanuel Macron est bien placé pour savoir que lorsqu'un quinquennat commence mal, il s'achève médiocrement", avertit Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro. "Mission impossible 2", titre Le Parisien-Aujourd'hui en France qui évoque "le casse-tête du troisième tour".

"Vous avez aimé le chamboule-tout de cette présidentielle ? Vous adorerez le saut dans l'inconnu que seront les législatives", prévient Libération, qui rappelle que les Français ont toujours accordé une majorité absolue au président fraîchement élu. Mais puisque rien ne se passe comme prévu cette année... Emmanuel Macron, "à peine élu, et déjà sous pression, sera-t-il président ou résident ?", résume Philippe Palat dans le Midi Libre. "Il appartiendra aux vingt millions d'électeurs d'Emmanuel Macron de dire s'ils préfèrent une cohabitation stérile à une cogestion fertile", ajoute Michel Urvoy dans Ouest France. Bertrand Meinnel dans le Courrier Picard relève que ces législatives interviendront en même temps que les écrits du bac. "Les électeurs rentrent en période de révision ,dit-il, ils viennent de passer les oraux avec la présidentielle, reste l'autre gros morceau les 11 et 18 juin. Il ne suffit pas de vriller ou de se planter à la première partie, les gros coefficients sont encore à venir, eux seuls permettront de créer une majorité permettant de gouverner. Ou diront s'il faut entièrement revoir la copie".

Timing parfait au Louvre

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La presse continue aussi de décortiquer ce second tour. Dans Marianne en kiosque ce matin, Renaud Dély estime que ce sont les "déclinistes" qui vont devoir revoir leur copie. "La victoire d'Emmanuel Macron, écrit-il, c'est aussi la défaite du 'c'était mieux avant', ce refrain pessimiste qui ponctuait le débat public depuis tant d'années. À cette insupportable ritournelle nostalgique, les électeurs ont préféré le 'ce sera mieux demain'." "L'espoir a gagné", titre même Paris-Match qui met ce matin en couverture la photo de Brigitte Macron embrassant la main d'Emmanuel devant la pyramide du Louvre dimanche soir. Une cérémonie sur laquelle revient le journal L'Opinion dans un article intitulé "communication politique, Emmanuel Macron, naissance du style présidentiel". Où l'on apprend que le président élu "parlera quand il aura des choses à dire".

Une nouvelle écriture médiatique aperçue dès dimanche soir lors de cette longue marche solitaire dans la cour du Louvre au son de l'Ode à la joie de Beethoven. Problème : le parcours qu'avait à accomplir le nouveau président dure quatre minutes, tandis que l'Ode à la joie dans la version retenue dimanche ne fait que deux minutes. Elle a donc été jouée deux fois, sans que nul ne s'en rende compte. "Performance inouïe, souligne L'Opinion, Macron parvient à l'estrade au moment précis où l'hymne se termine, sans même avoir répété." Du coup on comprend mieux les mots de Jacques Attali ce matin dans Paris-Match : "Macron, un aimant qui attire la chance".

La fin du stradivarius ?

On termine avec d'autres notes de musique. Ce que vous entendez là, c'est un stradivarius, le violon réputé être le meilleur du monde. Qu'apprend-on dans Le Figaro ? Après plus de deux siècles de domination, la supériorité de la sonorité des violons fabriqués par le célèbre luthier italien Antonio Stradivari est remise en question par une recherche scientifique franco-américaine entamée il y a maintenant 5 ans. Les chercheurs ont voulu départager les violons anciens et les modernes en soumettant leur son à deux groupes de personnes, des violonistes d'un côté, des auditeurs avertis de l'autre. Aucun ne pouvait voir les instruments joués. Résultat : tous ont préféré le son produit par les instruments modernes plutôt que par les stradivarius. Fin de 5 ans de recherche, un quinquennat pour se rendre compte que même avec le violon, c'était pas mieux avant.

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