2 min de lecture Barrage de Sivens

Royal : le site du barrage de Sivens évacué dès que les élus auront choisi leur projet

Certains élus, ainsi que la FNSEA, ne comprennent pas la position de Ségolène Royal sur l'occupation illégale du barrage de Sivens.

Ségolène Royal a annoncé ne série de lois destinées à lutter contre la pollution atmosphérique (archives).
Ségolène Royal a annoncé ne série de lois destinées à lutter contre la pollution atmosphérique (archives). Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Occupé depuis octobre 2013,le site du barrage de Sivens dans le Tarn sera évacué dès que les élus locaux auront fait leur choix entre les deux propositions des experts, a assuré ce mercredi 28 janvier Ségolène Royal.

"Par rapport à l'occupation illégale du site, l'engagement que je peux prendre, (...) en accord avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, c'est que dès lors que les élus locaux auront fait leur choix, alors il y aura une évacuation du site afin que l'État de droit reprenne ses droits", a déclaré la ministre de l’Écologie à l'Assemblée nationale.

Les zadistes exaspèrent

Elle répondait au député Philippe Folliot (UDI) qui avait appelé le gouvernement à "faire respecter partout, et surtout à Sivens, les lois de la République", dénonçant la "zone de non-droit" instaurée selon lui par des "individus hors la loi".

Un avis partagé par la FNSEA, principal syndical agricole, qui "ne comprend pas comment la ministre de l'Écologie peut repousser une fois de plus l'évacuation des zadistes (...) alors qu'il y a des gens violents".

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"Je suis outré", "la ministre ne tient pas sa parole", s'est offusqué auprès Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.

L'État très engagé selon Royal

"A partir des propositions des experts, qui ont mis en avant deux solutions --soit un ouvrage plus en amont qui a moins d'impact sur l'environnement, soit des retenues de substitution --, il appartient maintenant aux élus locaux de faire leur choix, au besoin par un référendum local, afin de décider quel est l'ouvrage qui leur convient", a de plus ajouté la ministre.

Elle a pris "l'engagement, pour les y aider, de récupérer les fonds européens qui ont été retirés au projet précédent pour atteinte" à la directive européenne sur l'eau. Elle s'est également engagée à ce que "l’État prenne en partie à sa charge les frais de retard du chantier". "Je vais donc très loin dans la prise en compte de la responsabilité de l'État par rapport à un projet qui relève des élus locaux", a fait valoir la ministre.

Ségolène Royal a écarté à la mi-janvier le projet initial de barrage à Sivens, contesté depuis des années en raison de son coût et de son impact sur l'environnement, mais une version allégée est envisagée.

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