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"Le compte sera difficile à atteindre pour Manuel Valls", note Alba Ventura

ÉDITO - Le duel final de la primaire de la Belle Alliance Populaire verra s'affronter deux candidats pour deux gauches. Sont-elles réconciliables ?

Manuel Valls, à son QG de campagne, au soir du premier tour de la primaire de la gauche, à Paris le 22 janvier 2017
Manuel Valls, à son QG de campagne, au soir du premier tour de la primaire de la gauche, à Paris le 22 janvier 2017
Crédit : SIPA
Résultats primaire PS : "Le compte sera difficile à atteindre pour Manuel Valls", note Alba Ventura
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Résultats primaire de la gauche : "Le compte sera difficile à atteindre pour Manuel Valls", note Alba Ventura
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L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura
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Benoît Hamon a viré en tête dimanche 22 janvier au premier tour de la primaire organisée par le PS. Le député des Yvelines affrontera Manuel Valls dimanche prochain. Cette affiche incarne ces "deux gauches irréconciliables" que théorisait l'ancien premier ministre. C'est l'affiche de la désalliance populaire. C'est le révélateur des désaccords, de la désunion d'un parti qui se fracasse, qui se fracture. D'ailleurs si la participation est si moyenne, pour ne pas dire médiocre, c'est parce que les électeurs de gauche, les électeurs socialistes ne s'y retrouvent plus.

Les socialistes font mine d'avoir rempli le contrat avec 1,5 à 2 millions d'électeurs. La vérité, c'est que cette élection a permis de sauver les meubles mais n'a pas créé d'enthousiasme. Ce n'est pas facile d'être un électeur de gauche aujourd'hui. Vous vous rendez compte : non seulement vous êtes pris dans "le casse noix" entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron (cette image du casse-noix, c'est Jean Luc Mélenchon qui l'a trouvée), mais de plus vous êtes pris en étau entre la gauche du PS, incarnée par Benoît Hamon, et la droite du PS, que représente Manuel Valls.

Valls va allumer des contre-feux

On aura noté la violence des propos de Manuel Valls contre son rival au soir du premier tour. C'était viril, frontal. On connait le Manuel Valls en mode combattant. On a constaté dimanche soir qu'il n'avait pas l'intention d'attendre avant de se jeter sur le ring. Il a eu des mots durs contre Benoît Hamon. "Vous avez le choix entre la défaite assurée et la victoire possible", a-t-il lancé.

Benoît Hamon, serait à ses yeux, le porte-drapeau de cette gauche irresponsable, dépensière, rêveuse, utopiste, frondeuse. Cette gauche accusée de complaisance, de laisser faire en matière de laïcité. Manuel Valls faisait référence à ce reportage montrant ces bistrots qui n'acceptent pas les femmes, et que Benoît Hamon avait relativisé. C'est tout ça que Manuel Valls va pointer. Il n'a pas le choix. Il va allumer des contre-feux partout. L'enjeu, pour lui, c'est clairement une forte mobilisation.

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Car 31% + 4% de Francois de Rugy +2% de Sylvia Pinel + 1% de Jean-Luc Bennahmias + quelques pour cent de Vincent Peillon, ca ne dépasse pas 50%. C'est arithmétique. Certes la politique ce n'est pas des mathématiques, mais le compte sera difficile à atteindre pour l'ancien premier ministre.

L'écart est très important. C'est pour cela que Manuel Valls a décidé de jouer le tout pour le tout. En espérant décrocher, pourquoi pas, quelques électeurs d'Arnaud Montebourg et surtout les abstentionnistes.

Un second tour au couteau

Ce sera un second tour au couteau. Pour Manuel Valls, il s'agit de démonter la candidature de Benoît Hamon, de faire la démonstration que ce n'est pas une candidature sérieuse, qu'il n'a pas le profil pour l'Élysée. Benoît Hamon, lui, aura à cœur de se lâcher sur cette gauche de la loi Travail, cette gauche du 49.3, cette gauche de l'autoritarisme, de l'austérité, comme l'on dit dans son entourage. Ce sera âpre.

Il n'y a aucune garantie que ce duel permette de faire jouer le "vote utile" dans la perspective de la présidentielle. D'autant que les électeurs, quels qu'ils soient, ont déjà le regard tourné vers l'alternance (Fillon) ou vers l'ailleurs (Le Pen, Mélenchon ou Macron).

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