2 min de lecture Sécurité routière

Quand Macron-candidat était opposé à la limitation de vitesse à 80 km/h

ÉCLAIRAGE - L'abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires ne figurait pas dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. Lors de la campagne, le président de la République était même contre cette mesure, rappelle "Libération".

Emmanuel Macron, le 9 janvier 2018
Emmanuel Macron, le 9 janvier 2018 Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

"Il faut être impopulaire et j'accepte de l'être". Ces propos sont signés Édouard Philippe dans les colonnes du Journal du Dimanche, dimanche 7 janvier. Le premier ministre fait face depuis un mois aux vives critiques d'associations sur l'abaissement de 90 à 80 kilomètres par heure de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens.

"Favorable" à "titre personnel", Édouard Philippe et le gouvernement doivent annoncer, ce mardi 9 janvier, l'entrée en vigueur de cette mesure. Le chef du gouvernement déclarait dans le journal : "Je sais que si nous annonçons cette mesure je serai critiqué. Mais je sais qu'elle va sauver des vies, et je veux sauver des vie. Je ne comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l'État". 

Une mesure qui ne figurait pas dans le programme de Macron

Et qu'en pense Emmanuel Macron ? En pleine campagne présidentielle, un groupe de scientifiques et de responsables associatifs avait adressé un questionnaire à la plupart des candidats sur ce sujet. Comme le rappelle Libération, l'objectif était de connaître leurs avis sur "des sujets de santé publique", comme le tabac, l'alcool et la sécurité routière. Emmanuel Macron s'était "explicitement prononcé contre cette mesure", rappelle le quotidien, qui précise : "seuls deux candidats, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, s'engagent à diminuer la vitesse limite sur le réseau secondaire".

Celui qui était alors le candidat En Marche ! indiquait qu'"en France, les vitesses sont 'impaires' : 30, 50, 70, 90, 110, 130. Cela participe de leur lisibilité (...) Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édifice".

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Il expliquait ainsi que la sécurité routière était "une priorité". Mais selon lui, il était nécessaire de privilégier "le déploiement de nouveaux types de contrôle", tout en précisant regretter que "l'entretien des routes ait trop souvent été une variable d'ajustement budgétaire".

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