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Prisons : Nicole Belloubet ne dit pas "non" au téléphone portable pour les détenus

Dans une interview à "La Provence", la ministre de la Justice estime qu'il "faut donner aux détenus des moyens de communication".

Un couloir de prison (image d'illustration)
Un couloir de prison (image d'illustration)
Crédit : Cindy Hubert
Marie Zafimehy

"Cette idée n'a rien d'absurde". Interrogée par La Provence lundi 21 août lors de sa visite au centre pénitentiaire de La Farlède (Var), la ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est montrée ouverte à la possibilité de fournir des téléphones portables aux détenus. "Il faut donner aux détenus des moyens de communication. Par des portables contrôlés ou des lignes fixes", déclare la ministre au quotidien provençal.

Permettre aux détenus de communiquer grâce à des téléphones bridés, c'est la suggestion faite par Adeline Hazan, contrôleuse générale des prisons, le 17 août sur France Inter. "Il ne sert à rien de les empêcher d'avoir un téléphone", avait-elle expliqué, avançant qu'actuellement les détenus ne pouvaient téléphoner que de "point-phone sans aucune confidentialité". L'autorisation de téléphones permettrait selon elle aux détenus de rester en contact avec leur famille ou de faciliter leur recherche de travail.

"Une expérience a lieu sur ce point dans la Meuse", précise Nicole Belloubet à La Provence. Dans la prison de Montmédy, des téléphones fixes ont été installés dans les cellules des détenus.

Trafic et selfies

Depuis quelques années, la plupart des prisons françaises sont équipées de cabines téléphoniques, mais leur accès est restreint. L'utilisation des téléphones portables reste illégale, mais cette interdiction n'empêche pas le trafic entre détenus. En 2014, ce sont ainsi plus de 400 téléphones portables qui étaient saisis par mois dans les centres pénitentiaires parisiens. 

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En 2015, une polémique avait éclaté après la publication de selfies pris par des détenus de la prison des Beaumettes à Marseille sur une page Facebook intitulée "MDR o Baumette". De quoi relancer le débat sur les conditions de travail des employés pénitentiaires. "Les surveillants vont être montrés du doigt alors qu'on ne peut rien faire. On est tellement en manque de personnel... On est surmenés", déclarait alors David Cucchieti, secrétaire local de la CGT-pénitentiaire.

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