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Primaire de la gauche : la mutuelle santé publique au cœur de désaccords

Les candidats se sont opposés à propos du projet de mise en place une mutuelle publique à bas prix.

François de Rugy lors du troisième débat de la gauche
François de Rugy lors du troisième débat de la gauche Crédit : Capture d'écran
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Le troisième et dernier débat d'avant premier tour de la primaire de la gauche a débuté par un sujet cher à la gauche, à savoir l'accès des Français aux soins et surtout la possibilité de voir un maximum d'entre-eux se doter d'une mutuelle santé afin d'optimiser les remboursements de leur soins. D'autant que "36% des Français ont renoncé aux soins" par manque de moyens financiers, a rappelé Arnaud Montebourg. 

L'ancien ministre du Redressement productif, parmi les favoris de la primaire, prône à ce propos une mutuelle publique qui coûterait 10 euros par mois aux personnes n'ayant pas les moyens de se l'offrir via des mutuelles privées. "C'est un effort de la collectivité pour rendre l'assurance maladie universelle", a-t-il ajouté en précisant que ce serait "une mutuelle de la sécurité sociale, avec des frais de gestion faibles de 4%". Une mesure chiffrée à 1,9 milliards d'euros selon Arnaud Montebourg. 

En ce sens, l'ancien ministre a emboîté le pas de Vincent Peillon : "Il faut une complémentaire santé publique pour ceux qui ne sont pas couverts". Sylvia Pinel semble elle aussi en faveur d'une mesure semblable afin d'aider les personnes en difficulté car "il faut que la solidarité nationale puisse leur donner accès aux soins". Néanmoins, la proposition d'une complémentaire santé publique ne fait pas l'unanimité. "Je ne suis pas d'accord avec Arnaud (Montebourg)", a par exemple précisé Manuel Valls

L'ancien chef du gouvernement s'est rangé à ce titre à la ligne de François de Rugy. "Je défends le système français mixte, la sécurité sociale et les mutuelles à but non lucratif", a affirmé le candidat écologiste. Benoît Hamon préférait lui aborder la fin du numerus closus et Jean-Luc Bennahmias le développement des maisons de santé. 

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