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Juppé dénonce les "soutiens venus de l'extrême droite" de Fillon

Le maire de Bordeaux a une nouvelle fois attaqué son adversaire à la primaire de la droite et du centre. La réponse de François Fillon ne s'est pas fait attendre.

Alain Juppé, en meeting à Toulouse le 22 novembre 2016
Alain Juppé, en meeting à Toulouse le 22 novembre 2016 Crédit : REMY GABALDA / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Les passes d'arme continuent entre Alain Juppé et François Fillon. Les deux finalistes de la primaire de la droite et du centre s'écharpent sur de nombreux sujets depuis l'officialisation des résultats dimanche 20 novembre. Largement distancé par le député de Paris au soir du premier tour, le maire de Bordeaux a décidé de passer à l'offensive.

Premier fait de guerre ? La question de l'avortement. Alain Juppé a ainsi demandé à son adversaire de "clarifier sa position" sur l'interruption volontaire de grossesse. Ce mardi 22 novembre, les deux hommes se sont une nouvelle fois interpellés par interviews et meetings interposés. "Il paraît que François Fillon a été choqué que je lui demande de clarifier sa position. C'était quand même nécessaire puisqu'il y a quelque temps il écrivait dans un livre que c'était un droit fondamental de la femme, avant de changer d'avis puis de donner un sentiment personnel et de dire qu'il ne changerait rien à la législation actuelle", a-t-il déclaré lors d'une allocution à Toulouse.

Fillon, un programme irréalisable ?

Mais le maire de Bordeaux ne s'est pas arrêté à cette question sociale et a également ciblé certains points politiques. Il a ainsi dénoncé "les soutiens d'extrême droite qui arrivent en force" en faveur de François Fillon. Interrogée, son équipe a cité les noms de Jacques Bompard et de Carl Lang, ancien secrétaire général du Front national et président du Parti de la France. Autre attaque ? Le ralliement de Nicolas Sarkozy qui marque ainsi la "reconstitution de l'équipe 2007-2012" à l'heure où le programme ultra-libéral de François Fillon est largement pointé du doigt.

Selon ses dires, Alain Juppé représente une "droite ouverte". "Moi je suis avec une droite ouverte et le centre - l'UDI et le MoDem - sans lesquels nous ne gagnerons jamais une élection présidentielle. C’est la raison pour laquelle je dis aux électeurs, 'pensez au premier tour de l’élection présidentielle'", a-t-il détaillé sur BFMTV.

Si on ne veut rien faire pour empêcher la faillite, alors il faut rester chez soi

François Fillon
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Une critique balayée d'un revers de main par le principal intéressé. François Fillon, qui espère conquérir l'Élysée après cinq ans passés à Matignon sous le mandat de Nicolas Sarkozy. "À tord, Alain Juppé juge mon programme trop radical, trop risqué. Je lui réponds que si on ne prend pas les risques maintenant, quand les prendra-t-on ?" Avant de poursuivre : "Si on ne veut rien faire pour empêcher la faillite, alors il faut rester chez soi. Je suis dans le vif du problème".

Juppé, des idées de gauche ?

Au micro de BFMTV quelques minutes plus tôt, le député de Paris avait également évoqué des idées de gauche chez son adversaire : "Quand j'entends les arguments par exemple qu'on m'oppose sur la baisse de la dépense publique, sur la baisse du nombre de fonctionnaires, sur certains éléments sur la vision de la société, ce sont exactement les arguments de la gauche. (…) N'en faisons pas trop parce que notre objectif c'est pas de faire gagner la gauche, c'est de faire gagner la droite", a-t-il expliqué.

Des critiques injustifiées pour Alain Juppé qui a notamment évoqué une campagne de "calomnie" avant de monter sur la scène à Toulouse. Sur BFMTV, il a ainsi critiqué le silence de son adversaire : "Depuis des mois, je subis des attaques absolument ignominieuse, calomniatrice (...) On m'a d'abord prêté la construction d'une grande mosquée à Bordeaux, on m'a qualifié d'Ali Juppé, aujourd'hui je suis salafiste et antisémite. Je n'ai jamais entendu Fillon s'en indigner." 

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