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Michel-Édouard Leclerc, le 5 septembre 2026 sur RTL
Crédit : RTL
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Il n'entrera finalement pas dans la course à l'Élysée. Après plusieurs études d'opinion confirmant sa popularité, en particulier depuis son entrée dans le baromètre Ifop des personnalités, le nom de Michel-Édouard Leclerc apparaissait comme celui d'un potentiel candidat à l'élection présidentielle.
Mais après avoir affirmé en juillet qu'il "pourrait avoir envie d'y aller", le patron du géant de la grande distribution s'est rétracté quelques semaines plus tard, le 31 août, au 20 Heures de France 2.
"Je ne me sens pas fait pour le job, c'est de plus en plus professionnel", a-t-il expliqué au micro de RTL ce samedi 5 septembre. "Je ne suis pas sûr que la campagne, telle qu'elle est lancée en France, va amener les Français à comprendre que c'est une élection présidentielle dont il s'agit", a-t-il déploré.
Une question de thème, principalement, pour ce dernier. "On parle beaucoup de macroéconomie, de dette, de finance (...). Sachant que les Français gagnent un salaire médian de 2030, 2050 euros par mois, ils ne se sentent pas responsables d'une mauvaise gestion de la dette publique. Donc je ne vois pas comment on peut rassembler des Français autour de thèmes un peu churchilliens, du sang et des larmes", explique-t-il.
Celui qui est à la tête du comité stratégique du géant de la grande distribution n'entend néanmoins pas se tenir à l'écart du débat politique en France. "Je vais essayer, de par la connaissance que j'ai du marché (...), de ramener le débat aux relations entre le citoyen et la consommation, le citoyen et son logement, le citoyen et sa voiture, le vivre ensemble", a-t-il annoncé.
Dans un livre intitulé Les grands enjeux de l'économie de notre quotidien, publié chez Eyrolles en août 2026, il formule ainsi une cinquantaine de propositions sur des sujets variés. Une banque d'idées et de réflexions sur la dette, les retraites, la culture, mais aussi sur la consommation. "On ramène le pouvoir d'achat à ce qui est payé dans le caddie. Alors qu'en fait, c'est entre 16 et 17% des dépenses des ménages. Ce petit livre fait un peu le recensement de tous les critères du pouvoir d'achat vu par le consommateur", explique-t-il.
Pour autant, Michel Edouard Leclerc le martèle : il ne s'engagera pas publiquement et ne soutiendra aucun candidat ou parti. "Je choisirai des idées, pas des personnes et pas des camps. Je ne me ferai pas avoir parce que les candidats sont souvent girouettes", a-t-il déclaré.
Avant de rappeler : "mon idée, c'est d'intervenir, si je ne suis pas trop naïf, pour faire passer des bonnes idées pour les Français, pour le pouvoir d'achat, pour la sécurité de l'emploi, pour mettre de la croissance en route."
Un an auparavant, en mai 2025, Michel-Edouard Leclerc affirmait déjà "ne pas briguer un rôle institutionnel", en vue de la présidentielle de 2027, se disant "ni fasciné ni attiré par le pouvoir", dans un message posté sur X.
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