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Donald Trump le 27 mai 2026
Crédit : WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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C'est une nouvelle saillie diplomatique de Donald Trump. Le président américain a fait savoir qu'il a bien envie de soutenir l'Argentine dans ses revendications sur les fameuses îles malouines. De quoi faire bondir les Britanniques et jubiler le président argentin.
Pour comprendre les retombées politiques, il faut retourner en 1982. Margaret Thatcher envoyait alors ses troupes bouter l'armée argentine qui avait envahi cette île de 3.500 âmes au large des côtes de la Patagonie. 74 jours de guerre, une raclée subie par les Argentins, 649 militaires tués dont 255 britanniques.
Depuis, les États-Unis, comme le reste de la communauté internationale, soutiennent les Britanniques qui administrent les Malouines depuis 1833. Mais en Argentine, il y a un consensus pour considérer qu'elle leur appartient.
Lundi, Donald Trump a relancé leurs espoirs en affirmant que les États-Unis pourraient changer de position et soutenir désormais les revendications de l'Argentine. Son président Javier Milei est un Trumpiste pur jus, il se sent galvanisé par les déclarations de son allié, il parle désormais de vent favorable.
Tout commence au printemps par une fuite orchestrée par le Pentagone qui laisse entendre que Washington pourrait revoir son soutien à la Grande-Bretagne. Parce que Trump, qui se fiche des Malouines, n'est pas content que dans sa guerre contre l'Iran, Londres ne se comporte pas en allié loyal.
Au passage, ça lui permet aussi de récompenser le soutien inconditionnel du président Milei envers lui. Même s'il sait très bien que les Britanniques n'abandonneront jamais les 3.500 Malouins qui ont voté à 100% pour leur attachement à Londres, le dirigeant argentin surfe volontiers sur la vague. Il est à un an de l'élection présidentielle, son programme économique patine. Tant pis au passage si l'Argentin avait comme autre modèle Margaret Thatcher, le coup de saillie de son ami Trump est toujours bon à prendre.
D'autant que pour les Argentins, les Malouines sont profondément inscrites dans leur imaginaire. Pour eux, il s'agit d'une colonie britannique qui leur a été volée, il faut donc la rendre. Mais pour Londres, c'est une question d'autodétermination, et les Malouins ont déjà tranché.
Alors cette semaine, des anciens combattants sont remontés au front, rappelant la Constitution, les manuels scolaires, les autocollants sur les bus, qui en chœur proclament "Malvinas Argentinas", les Malouines argentines. Mais ils seront probablement déçus, car pour l'agent immobilier Trump, les Malouines, sont d'abord un levier de pression sur Londres contre l'Iran, un moyen d'essayer d'arracher des concessions.
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