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"Je ne veux pas prendre les gens pour des imbéciles" : Gabriel Attal est-il un "Macron bis"? Le candidat à la présidentielle répond dans le nouveau podcast de RTL

Dans "Les Aspirants", le nouveau podcast RTL consacré à la présidentielle et présenté par Marc-Olivier Fogiel, Gabriel Attal répond aux critiques sur sa proximité avec Emmanuel Macron. L'ancien Premier ministre défend également son expérience face aux procès en jeunesse.

Gabriel Attal dans "Les Aspirants", le nouveau podcast vidéo de RTL.

Crédit : RTL

Pourquoi Gabriel Attal s'imagine président, il se raconte à Marc-Olivier Fogiel

00:47:53

Marc-Olivier Fogiel & Jérémy Descours

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Il a été le plus jeune Premier ministre de l'histoire de la Ve République. À 37 ans, Gabriel Attal aspire aujourd'hui à être son plus jeune président. Mais derrière la communication et les vidéos TikTok, qui est vraiment le candidat Renaissance ? Est-il un "bébé Macron", un "Macron junior", un "Macron bis" ? Premier invité des Aspirants, le nouveau podcast vidéo de RTL pour la présidentielle, Gabriel Attal répond aux critiques sur son image et sur son lien avec le chef de l'État.

Il ne cherche pas à nier l'évidence. "Je ne vais pas prendre les gens pour des imbéciles. Je ne vais pas faire croire aux gens que je n'ai rien à voir avec le président de la République", confie l'ancien chef du gouvernement au micro de Marc-Olivier Fogiel.

L'ancien locataire de Matignon rappelle que sa notoriété s'est construite dans les fonctions que lui a confiées Emmanuel Macron. "Les gens m'ont connu parce que le président de la République m'a confié des missions et des fonctions importantes", souligne-t-il au micro de RTL.

Attal va-t-il devoir "tuer le père"?

À ses yeux, la question n'est donc pas de nier cette filiation politique, mais de montrer ce qui le distingue. "Mon enjeu, c'est de montrer pourquoi est-ce que je suis différent du président de la République, mais sans me définir d'ailleurs par rapport à lui", poursuit-il. Gabriel Attal insiste surtout sur sa "propre personnalité" et sur le fait d'être, selon ses mots, "singulier".

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Pour espérer convaincre, le candidat Renaissance doit-il prendre davantage ses distances, voire "tuer le père" politiquement ? "Ça serait tellement opportuniste et prendre les Français pour des idiots que non, je ne vais pas le faire comme ça", tranche-t-il. 

L'ancien Premier ministre accepte en revanche d'endosser sa part du bilan. "Je suis comptable de ce que j'ai fait ou pas fait, bien fait ou mal fait dans les fonctions qui m'ont été confiées". Il cite tour à tour ses passages à la Jeunesse, à Bercy, à l'Éducation nationale puis à Matignon. "J'assume ce qui a été réussi, ce qui n'a pas été réussi", résume-t-il.

"C'est quand même allé très très vite"

Concernant les critiques sur son âge, Gabriel Attal reconnaît que tout est allé "très vite" pour lui. Lors de son premier passage sur RTL, au soir du premier tour des élections législatives 2017, il était invité à dresser son CV : "J'ai fait plein de choses. J'ai travaillé à l'international, à la Villa Médicis à Rome. J'ai travaillé dans un cabinet ministériel (chez Marisol Touraine, ministre de la Santé sous François Hollande, ndlr) où j'étais conseiller. Je travaille aujourd'hui dans le privé."

Les Français le retrouvent sept ans plus tard à Matignon. "Quand j'ai été nommé Premier ministre et que quelques jours après, je me suis retrouvé dans le Falcon de la République française pour aller dîner avec le chancelier allemand Olaf Scholz, c'est le moment où j'ai eu une forme de retour en arrière, où je me suis dit 'c'est quand même allé très très vite, c'est vrai'", concède-t-il.

"C'est évidemment vertigineux à chaque fois qu'on vous confie des responsabilités qui sont de plus en plus importantes", explique Gabriel Attal. "Maintenant, j'ai travaillé, on m'a confié des responsabilités. Manifestement, j'ai plutôt réussi dans les responsabilités qui m'ont été confiées, puisqu'on m'en a confié d'autres."

Sa différence avec Jordan Bardella

Le candidat à l'Élysée retourne même la critique de la jeunesse en mettant en avant son expérience. "Ce n'est pas inutile pour une élection présidentielle d'avoir une expérience gouvernementale", estime-t-il. 

Une réponse qui vaut aussi, implicitement, comparaison avec d'autres figures de la vie politique française, à commencer par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. "J'ai occupé des fonctions ministérielles importantes. J'ai été Premier ministre", insiste-t-il. "J'ai commencé en tant qu'élu local. Ça fait 12 ans que je suis conseiller municipal dans ma commune (Issy-les-Moulineaux, ndlr), ce qui me donne aussi un ancrage et un lien avec le terrain et avec les Français très fort."

Les Aspirants, par Marc-Olivier Fogiel, est le rendez-vous événement de la campagne présidentielle 2027 en podcast vidéo. Comment décide-t-on de se lancer dans la course à l'Élysée ? À travers les archives de RTL, les candidats à la présidentielle se confient sur leur ambition et leur parcours. 

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