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Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, invité de RTL ce mercredi 7 octobre 2026
Crédit : RTL
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Main arrachée, perte de l'usage d'un œil, "mâchoire scellée" : plusieurs jeunes ont été grièvement blessés en France à la suite d'interventions des forces de l'ordre face aux violences en marge du mouvement de blocage des lycées débuté il y a une dizaine de jours.
Invité de RTL ce mercredi 7 octobre, Laurent Nuñez assume la ligne du gouvernement sur le maintien de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs assuré qu'Emmanuel Macron lui avait demandé de continuer à intervenir face aux violences, mais "avec la plus grande proportionnalité".
Interrogé sur un possible recadrage du chef de l'État, Laurent Nuñez a balayé l'idée. Selon lui, le président a au contraire "rappelé la nécessité de maintenir l'ordre" tout en demandant "de l'empathie" et "un peu plus de pédagogie".
"Il nous demande surtout d'expliquer notre doctrine, de bien expliquer que quand les forces de sécurité intérieure interviennent à chaque fois qu'il y a des violences graves, ce qu'on appelle les violences urbaines, de bien les documenter, et de bien expliquer les choses".
Face aux critiques sur la gestion des manifestations lycéennes, Laurent Nuñez a défendu l'action des policiers et des gendarmes. "Les forces de sécurité intérieure sont d'abord là pour protéger les élèves, les enseignants et les protéger notamment des exactions.
Et d'ajouter : "On a beaucoup d'élèves qui ont été blessés. Pour la plupart, ils sont blessés par des manifestants, par des personnes extérieures, par des accidents. Dans le cas d'accident, c'est très rarement du fait de la police. Donc nous sommes d'abord là pour protéger, évidemment, les lycéens, et puis ensuite, quand il y a des exactions, des violences, il y a des interventions de police pour procéder à des interpellations".
Le ministre a enfin rappelé que ses consignes étaient écrites et qu'elles imposaient d'agir dans le cadre légal. Il a aussi indiqué au micro de RTL que 18 enquêtes de l'IGPN (Inspection générale de la Police nationale) étaient ouvertes, tout en précisant qu'elles ne concernaient pas toutes "l'usage d'armes intermédiaires", comme l'utilisation de grenades assourdissantes ou de désencerclement.
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