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Péages, SNCF, EDF : Ségolène Royal peine à imposer ses mesures

ÉCLAIRAGE - La ministre de l'Écologie avait insisté sur le fait que les tarifs des péages n'augmenteraient pas. Cependant, selon nos informations, la hausse pourrait être de 0,57%.

Ségolène Royal lors d'une conférence de presse, le 4 février 2015, à Paris (archives).
Ségolène Royal lors d'une conférence de presse, le 4 février 2015, à Paris (archives). Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Ségolène Royal est arrivée en force au ministère de l'Écologie en prenant la place de numéro trois du gouvernement. La ministre n'a pas fait dans la demi-mesure en s'attaquant à des dossiers brûlants comme la hausse du prix de l'électricité, les tarifs de la SNCF et le prix des péages. Prête à imposer des changements, elle a cependant dû revoir ses ambitions à la baisse.

Les prix des péages vont finalement augmenter

En janvier dernier, Ségolène Royal a dénoncé les "surprofits" faits par les sociétés d'autoroutes et plaidait ainsi pour la gratuité des autoroutes le week-end. En prenant de court le gouvernement, la ministre avait déclaré que "si on ne bouscule pas les choses, il ne se passe jamais rien". Afin de réguler les profits des sociétés d'autoroutes, elle proposait de geler les prix des péages. "Les sociétés d'autoroutes voulaient hausser les tarifs. Qu'ils distribuent moins de dividendes. Ce serait scandaleux d'augmenter les prix alors qu'elles font des bénéfices", expliquait-elle lors du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI.

Cependant, cette régulation s'est vite muée en bras de fer, car Ségolène Royal a fait preuve de fermeté en faisant planer la menace d'une remise en cause des concessions et donc une nationalisation des autoroutesLe gel des prix des péages ne serait pas effectif puisqu'ils pourraient augmenter de 0,57%. En contrepartie, les sociétés d'autoroutes s'engageraient à lancer un plan d'investissement de trois milliards d'euros. Cette information stoppe le travail du groupe parlementaire qui étudiait une éventuelle nationalisation des autoroutes. L'un de ses membres et député UMP, Yves Nicollin, estime que la colère du gouvernement n'aura été qu'un coup de communication sans réelle efficacité.

Le ministère des Transports a validé la hausse des prix SNCF

Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal voit ses projets en matière d'écologie contrecarrés. Le 31 décembre dernier, la SNCF a annoncé une hausse du prix des billets, allant jusqu'à 2,6% en fonction du train et du billet. 

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La ministre de l'Écologie a vivement contesté cette décision : "Je ne suis pas en accord avec l'annonce de l'augmentation des tarifs de la SNCF [...] Chaque fois qu'il y aura des demandes d'augmentation des prix, nous demanderons une compensation en matière de productivité", assure-t-elle. Au sein du gouvernement, Alain Vidalies, le ministre des Transport, a défendu cette hausse des prix qui a pour but d'améliorer la qualité du service pour les voyageurs. Du côté du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis avait dénoncé, sur RTLle manque de coordination au sein du gouvernement

Avec une hausse moins élevée que prévue, la facture EDF a augmenté

Sur la hausse des prix de l'électricité, Ségolène Royal a aussi dû revoir ses plans. En juillet dernier, Le Parisien annonçait que la facture énergétique risquait d'augmenter à l'automne, d'au moins 30 euros pour les particuliers et 45 euros pour les professionnelsLa ministre de l'Écologie a expliqué qu'aucune décision n'avait été prise. Cette hausse correspondait à un rattrapage imposé par le Conseil d'État : les Sages ont invalidé une décision du gouvernement Ayrault d'il y a 2 ans, qui a limité la hausse du tarif de l'électricité à 2% entre août 2012 et août 2013. Mais la hausse de 30 euros a été étalée sur 18 mois, afin de la rendre la moins douloureuse possible. 

EDF a annoncé une hausse des tarifs de 5%. Ségolène Royal avait affirmé, sur son compte Twitter, qu'il n'y aurait pas d'augmentation générale en août. Cependant, le premier ministre, Manuel Valls, avait ensuite annoncé une hausse du tarif "à l'automne, d'ampleur plus faible que les 5% qui étaient initialement prévus". La hausse entrée en vigueur, le 1er novembre dernier, a été de 2,5%.

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