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"Pas une nuit de plus" : sur RTL, Gabriel Attal constate "une faillite" dans l'anticipation du 17 octobre et exige qu'il y ait "très vite des exemples, des images"

Invité de RTL le 19 octobre, le candidat Renaissance à l'élection présidentielle a dénoncé "une faillite" de l'État dans sa "capacité à anticiper et gérer" la manifestation du 17 octobre.

Gabriel Attal, dans le studio de RTL, le 19 octobre 2026

Crédit : RTL

"Pas une nuit de plus" : sur RTL, Gabriel Attal constate "une faillite" dans l'anticipation du 17 octobre et exige qu'il y ait "très vite des exemples, des images"

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"Pas une nuit de plus" : sur RTL, Gabriel Attal constate "une faillite" dans l'anticipation du 17 octobre et exige qu'il y ait "très vite des exemples, des images"

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Céline Landreau & Marie-Pierre Haddad

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"Il y a une urgence : rétablir l'ordre". Invité de RTL ce lundi 19 octobre, Gabriel Attal a assuré que "les Français n'attendent qu'une seule : pas une nuit de plus". Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle a évoqué une "question civilisationnelle", au lendemain d'un weekend de violences qui a touché toute la France. 

L'ancien Premier ministre propose que l'ensemble des forces de l'ordre et de gendarmeries soient mobilisées et "concentrées" sur "la protection des biens et des Français". "Il y a une telle impunité qu'on ne risque pas qu'on vienne nous chercher quand on fait des violences", a ajouté Gabriel Attal. 

"Est-ce qu'il y a encore des forces de l'ordre qui sont chargées de garder des bâtiments en statique ? Si c'est le cas, ils doivent être envoyés sur le terrain et s'il faut temporairement tenir des bâtiments publics en statique à des forces armées, il faut le faire", a-t-il déclaré. "Pas de congés, pas de repos" pour eux, tant que la situation n'est pas revenue au calme. Une mesure "temporaire", précise-t-il. 

"La responsabilité première est celle des casseurs"

"Il faut qu'il y ait très vite des exemples", a-t-il indiqué. "Il faut que les Français et les jeunes voient 48 heures après le début de ces évenements que vous avez des personnes que l'on va chercher chez elles, parce qu'elles ont été identifiées", a-t-il expliqué. "On ne peut pas faire dans la dentelle", a-t-il assené. 

Quant à la gestion de la crise, Gabriel Attal constate qu'il y a "manifestement et évidemment" une responsabilité de l'État tout en rappelant que "la responsabilité première est celle des casseurs". "Il y a eu une faillite dans la capacité à anticiper et gérer cet événement", estime-t-il. "Il y a des responsables politiques qui soufflent sur les braises et qui estiment que la violence est légitime", a-t-il poursuivi.

Le candidat LR à l'élection présidentielle Bruno Retailleau a demandé à Emmanuel Macron d'instaurer l'état d'urgence. Une proposition approuvée par Gabriel Attal. "Il faut pouvoir faire des perquisitions administratives et des assignations à résidence (...) S'il faut pour ça décréter un état d'urgence, il faut le faire", a-t-il ajouté.

"Le coeur de la crise"

Gabriel Attal a aussi commenté le fait qu'Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez. "Je comprends que le ministre de l'Intérieur ait présenté sa démission et je comprends que le président de la République l'ait refusé dans le cœur de la crise", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur admet qu'il y a eu "une perte de contrôle" de la police dans certaines villes. Il a également reconnu sur France Inter "un manque d'anticipation" dans la mobilisation des forces de l'ordre, dont l'effectif était sous-dimensionné face aux casseurs et pilleurs venus en masse en marge des manifestations. 

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